La Gazette de la grande ile

Affaire Mbola contre La Gazette : Avec les  bons  souvenirs d’Houcine  Arfa

Publié le 07 décembre 2019

Dans les  colonnes du  journal  Les  Nouvelles   celui que les  médias parisiens considéraient  comme         s’est  de  nouveau manifesté. Parce  que  quatre personnalités,  citées dans les  déclarations  fracassantes  faites  sur  sa vraie-fausse évasion  de la prison la plus dure de  Madagascar, ont porté plainte ce personnage comme sorti d’un  film sur les mœurs  politiques des pays  en  développement, l’intéressé a  réagi et livre  au  public des réalités  qui  dérangent nos  dirigeants. « Il dévoile  de  nouveaux  détails sur  son  évasion.» Déjà avec les  ressortissants  de notre pays  de passage  à  Paris, il n’est pas  du  tout  avare de  confidences qui ajoutées à celles qui lui  valu le  titre d’illustre inconnu devenu «à 54 ans, l’ennemi public numéro 1 », sèment le doute et  la méfiance  au  sein de la  classe dirigeante. Le  «sniper»  recruté par Hery  Rajaonarimampianina pour accomplir «un  contrat» fait actuellement l’objet d’une plainte pour  diffamation par les personnes mises  en cause par  les  révélations  sur son évasion parues  dans le  journal  Le Parisien le 15 janvier 2018.

La  source citée nous apprend  que bien entendu «L’avocate  de Houcine  Arfa, Me Jouida appuie  son  client. «Je  n’ai  pas  de doute  sur les  faits  de  corruption  exposés par mon  client. Je ne peux pas  concevoir    qu’il  soit  sorti  de prison  sans une  aide extérieure puissante. Il a  visé la  procureure et la ministre. Il  n’avait pas  intérêt à dénoncer  injustement  des  gens. Après tout, il  aurait pu reprendre sa vie  en  France et  ne  rien  dire», disait-elle. Toujours le même article du quotidien local cité, en  face pour  répondre  aux allégations  de  Houcine Arfa la réponse les  avocats  des personnes dénoncées,  ils affirment pour avoir déposé plainte «quand on lance une telle procédure,  c’est qu’on  est   certain, sur le  fond et la  matérialité  des  faits, d’avoir  raison. » Or comme pour insinuer toujours  on ne sait  quoi,  Houcine prétend  pouvoir  apporter les preuves de la  vérité du fait imputé  de diffamation. Sur la remise des  sommes de 70.000  et 30.000 euros destinées à la ministre  de l’époque et  à la procureure ? Pour mémoire, il  faut  se  rappeler de la  dépêche de RFI  du 23 janvier 2018  sur Ar agate «Depuis son évasion, le Français multiplie les accusations à l’encontre de hauts responsables malgaches, dans les médias français. Il dit avoir versé 30 000 euros à Odette Balisama Razafimelisoa, procureure de la République.(…) Houcine Arfa met aussi en cause la Garde des Sceaux, Elise Alexandrine Rasolo. Il dit lui avoir versé 70 000 euros par l’intermédiaire d’agents du ministère venus lui rendre visite en prison ». La même dépêche d’ajouter  «Dans la Grande Ile, l’affaire passionne les Malgaches. D’un côté, pour une grande partie de l’opinion publique, ces accusations sont plausibles. De l’autre, le mystère autour de son passé conduit ses détracteurs à le qualifier de barbouze. Houcine Arfa reste volontairement évasif sur certains éléments de son parcours. » Toutes  ces contradictions  font partie d’un passé  récent  sous la  houlette d’un pouvoir HVM accusé par toutes  de  complaisance et  de mauvaise  gouvernance. Mais où le bât blesse,  c’est lorsqu’on  réalise à partir la dépêche rapporte  clairement à propos de la Procureure Balisama «lorsque nous avons rappelé la procureure avant la publication de cet article, cette dernière a avancé une toute autre version. « Je ne dis pas qu’il [Houcine Arfa] m’a proposé de l’argent mais je dis qu’il m’a envoyé trois fois le chef de la brigade criminelle » a-t-elle affirmé Même pour un  profane  du  Droit Pénal, il y a là matière à  sec saisir d’office pour une poursuite concernant une proposition sur une tentative avéreé de  corruption à l’endroit  de  ce  Chef  de la  brigade criminelle «émissaire négociateur » …La magistrate  n’a pas  daigné réagir. Pourquoi ?  Mais voilà  que pour  faire plaisir à  Mbola  Rajaonah que la  Procureur  avait  rencontré en  détention sous le  couvert l’exercice  de  ses  fonctions  sur ordre du Parquet des policiers envoyés par Ainanirina Albert Estel (un  transfuge du régime  HVM) le Directeur  de Cabinet du Ministère de la  Sureté  Publique sont venus à domicile entendre un Directeur  de  Publication  d’un  journal à peine d’une  grave opération chirurgicale d’amputation d’un membre inférieur. Comme  cruauté on  ne  fait pas mieux ! Surtout  quand l’excès  de zèle est  entaché  de vice  de  forme. Dans leur précipitation  pour  harceler le pauvre  malade, ils ont  entendu le suspect sans la présence  d’un  avocat… Si  ce  n’est pas une  sorte  de persécution  ou  de représailles,  c’est  que çà y  ressemble  beaucoup !

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