La Gazette de la grande ile

Edito : L’indiscipline se place au premier plan !

Publié le 09 décembre 2019

Madagascar figure à l’heure actuelle parmi les pays les plus pauvres du monde et ce malgré les atouts naturels considérables à sa disposition. Plus le temps passe, et le pays s’appauvrit un peu plus en raison de l’indiscipline qui y règne. Et oui, dans la Grande Ile  l’indiscipline est visible en plein jour à travers la corruption, l’impunité, l’absence de transparence, de redevabilité, ou de réceptivité et le manque de vision concertée pour un vrai développement durable de Madagascar, tels sont les mots du président de l’Alliance Vohary Gasy (AVG), Ndranto Razakamarina lors de son discours durant le lancement officiel du dixième anniversaire de l’AVG qui s’est tenu au CenteII Hôtel à Antanimena hier. La cérémonie a été marquée par une série de discours d’interpellation et une présentation du bilan de l’AVG et de ses perspectives pour l’instauration de la bonne gouvernance environnementale à Madagascar. Le président de l’AVG n’a pas mâché ses mots par rapport à l’indiscipline qui règne dans le pays. Il a clairement spécifié que l’indiscipline se trouve être le mal qui nuit à notre environnement, à nos forêts, à notre biodiversité et en général à notre développement. A vrai dire on ne peut parler de développement durable tant qu’on n’arrive pas à atténuer le taux de corruption qui règne dans le pays. On dit souvent qu’une fois que le bateau a coulé, tout le monde sait comment on aurait pu le sauver. On se demande alors pourquoi attendre d’avoir coulé avant de passer à l’action et considéré les maux qui nuisent au développement de la Grande Ile qui s’appauvrit à vue d’œil. Non seulement, le pays s’appauvrit sur le plan économique, mais aussi sur le plan environnemental vu que la couverture forestière de la Grande Ile s’amoindrit un peu plus avec le temps en raison de la déforestation effrénée qui y règne. L’AVG, pendant l’année de célébration de son 10ème anniversaire, propose à travers une série d’évènements, à la fois d’éduquer et d’agir en dénonçant et en consolidant les alternatives qui s’imposent, et suggère qu’on se donne la main une fois pour crever l’abcès et commencer à guérir la plaie ensemble.

Jean Riana

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