La Gazette de la grande ile

Corruption : La lutte est longue pour Madagascar

Publié le 09 décembre 2019

La corruption demeure une réalité incontestable au quotidien à Madagascar. C’est la source de la méfiance du citoyen à l’égard des gouvernants et des Institutions de l’Etat. Dans le cadre de la lutte contre la corruption, le Bianco exige notamment des rapports sur l’état de corruption. C’est dans ce dessein que l’Oscar organisera une conférence de presse ce lundi 9 décembre au Cite Ambatonakanga, pour communiquer les résultats des sondages réalisés le 7 décembre, dans les 6 arrondissements d’Antananarivo. La célébration de la Journée Internationale de Lutte Contre la Corruption à Madagascar, le 9 décembre, se distingue des Journées précédentes par la mise en exergue d’une large coalition d’acteurs directs et indirects. Certes, Madagascar reste largement en dessous de la moyenne du Continent africain en matière de corruption. Sur la base des rapports d’activités du BIANCO, les Collectivités territoriales décentralisées, les Services fonciers, la Justice, la Gendarmerie nationale, l’Education et l’Environnement sont classés comme étant les secteurs de l’administration les plus touchés par la corruption. La lutte anti-corruption doit être renforcée et priorisée dans ces secteurs. En effet, d’après le rapport rendu par Transparency International – Initiative Madagascar (TI-IM) pour l’année 2018, Madagascar a un indice de perception de la corruption de 25, le classant ainsi au 152ème pays sur 180 pays. A noter que l’Etat a rassuré la lutte activement pour faire reculer la corruption, voire l’éradiquer comme une priorité afin de promouvoir l’intégrité, la redevabilité et la transparence comme il est mentionné dans le « velirano » pris envers la population. Au regard de l’ampleur, de l’étendue et de l’enracinement de ce fléau dans notre société et notamment dans l’Administration, il est important d’instaurer une politique de « zéro tolérance » et d’exemplarité de la sanction en la matière. Comme dans tout Etat de Droit, cette politique s’applique à tous sans exception. Bref, aucun résultat n’a été conçu jusqu’ici en termes de lutte contre la corruption. Les cellules anti-corruption doivent être opérationnelles au niveau de tous les Ministères. Les citoyens sont encouragés à faire des devoirs d’alerte et de dénonciation de corruption.

Nandrianina A

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