La Gazette de la grande ile

Education : Nécessité d’assainissement

Publié le 09 décembre 2019

Faute de services publics, les écoles privées pullulent dans le pays. Malencontreusement, beaucoup d’entre elles ne se conforment pas aux réglementations en vigueur. L’ONEP (Office national de l’enseignement privé) a annoncé la fermeture de 4 établissements scolaires privés, dont deux sont sis dans la capitale. « Concernant celle à Toamasina, le problème était d’ordre infrastructurel », affirme un responsable au sein de l’ONEP.

Bien évidemment, le secteur de l’éducation est encadré par des réglementations. Outre l’autorisation d’ouverture, des normes en termes d’infrastructure, pédagogique ou encore de lieu d’implantation devront être soumis à un contrôle strict. Malheureusement, le contrôle n’est pas systématique dans le pays. Cela conduit à l’ouverture d’un certain nombre d’établissements scolaires non conformes. Certains d’entre-eux sont clandestins, d’autres ne respectent pas les normes auxquelles ils doivent se conformer (des enseignants qui ne possèdent pas une autorisation d’enseigner, des infrastructures qui ne sont pas dans les normes, le non-respect de l’environnement et bien d’autres encore).

Le contrôle effectué par l’ONEP fait état des écoles qui ne se conforment pas à la loi. Mais une chose est sûre, c’est que le chiffre 4 est bien maigre par rapport au nombre d’établissements privés et les irrégularités autour du secteur. Il va également sans dire que les responsables sont plus qu’indulgents là-dessus. La preuve : des écoles non conformes surprises par l’ONEP continuent à exercer leurs activités d’enseignement. « On a également surpris des écoles non conformes, mais elles sont autorisées à poursuivre leurs activités, vu qu’elles ont déjà procédé à la rentrée des classes », selon toujours le responsable auprès de l’ONEP. Cette mesure est-elle acceptable ? Vu également la capacité d’accueil des établissements privés dans le pays, condamner quelques écoles à la fermeture pour le bien de plusieurs centaines d’enfants serait plus sage.

L’ONEP annonce également la mise en demeure de quelques écoles privées : « Certains établissements sont contraints de se conformer aux exigences qui leur ont été imposées. Autrement, nous procèderont à leur fermeture », souligne-t-il. Pourtant deux mois après, il est toujours question de mise en demeure. Cette fois-ci, c’est la ministre qui s’y met.

Annie N.

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