La Gazette de la grande ile

Stargate et Alexandre Georget : De la suite dans les mauvaises idées

Publié le 09 décembre 2019

Le moment de faire le bilan est arrivé pour tous : les habitants comme les dirigeants doivent jeter un coup d’œil dans le rétroviseur sur les détails du parcours effectué afin de préparer ce qui reste à faire pour l’avenir. Il y a des moments où l’on est obligé de constater avec lassitude et une certaine déception, qu’en ce qui concerne tout un chacun, on peut être certain que le développement en général et le bien-être des citoyens en particulier. Et ce ne seront pas «les beaux sapins » et les mille feux de ses décorations rutilantes qui fera oublier à tel père ou tel père de famille que ce n’est pas encore cette année qu’avec sa famille il fera bombance et manger une dinde pour la fête de Noël ou le Nouvel An. On en est là, c’est parce que le nouveau président de la République ne peut pas faire un miracle pour balayer d’un revers de main les années de braises d’une paupérisation programmée par le laxisme et la mauvaise gouvernance des mandats des deux premiers présidents RA8 et RAJAO (pourtant élus) de ce nouveau siècle. Le sort du pays était entre les mains de profiteurs entourés d’une oligarchie machiavélique qui ne souciait guère du sens de l’intérêt général. Le mal est tellement catastrophique que dans l’inventaire des maux recensés, nous n’étions encore qu’ à la lettre «T» et on passe à la suivante.

U comme Uti possidétis juris. Cette expression latine est utilisée en Droit international public. Il s’agit d’une règle de droit international qui, d’après le Lexique des Termes juridiques Dalloz, édition 2016-2017, a été développée d’abord dans «les relations entre Etats sud-américains et généralisée ensuite, selon laquelle les limites administratives entre territoires dessinées par l’Etat colonial constituent les frontières des Etats devenus indépendants ». La même source précise qu’en matière de «délimitation des espaces terrestres et/ou maritime l’opération juridique consiste à déterminer le tracé de la frontière entre deux états souverains. Conventionnelle ou juridictionnelle, la délimitation est exécutée sur le terrain par une commission de démarcation composée d’experts, qui procèdent à l’abornement ». Pour le cas précis de Madagascar et de la France à propos des îles du Canal de Mozambique, on est encore au stade d’un préalable consacré pour le moment à des prévisibles séances des «bla-bla-bla… » que le commun des mortels comprennent mal. Moralité : Profane s’abstenir, place aux experts et aux initiés !   On n’en serait pas là, si au lieu de considérer que «le problème juridique est clos… », alors qu’avec lui, juge siégeant entre 1991 et 2009 à la Cour Internationale de Justice de La Haye, Raymond Ranjeva avait bien voulu s’en occuper. On aurait pu se passer de ces joutes dialectiques du juridisme diplomatique qu’impose la géopolitique internationale. A propos, des sources fiables proches des dossiers nous révèlent les accaparements de périmètres fonciers immenses comme la plaine de Laniera et les remblayages sauvages. Véritables aberrations administratives scandaleuses de quelques ministres aveuglés par les profits égoïstes et l’argent sale de la corruption dans le contexte précis alors que le président de la République en personne mise désormais sur le développement agricole au profit des paysans. Le comble c’est que d’autres décideurs bornés violent purement et simplement nos lois pour assouvir leur penchant irrépressible pour l’«enrichissement illicite». Derrière une prétentieuse opération de reboisement-spectacle, des prédateurs détruisent des aires protégées et un domaine forestier du Vakinankaratra avec l’aval du ministre Alexandre Georget. Un terrain de 3Ha appartenant à ce membre du gouvernement sert de pépinière. Avec quelles conditions ? Lorsque dans les couloirs de son département on jase beaucoup sur les exécutions suspectes du budget avec utilisation abusive des deniers de l’Etat. Notre source dénonce le cas de la Direction Régionale du BOENY dotée d’un crédit de 1 milliard d’Ariary ventilé de manière à consacrer 500millions d’Ariary pour les fonctionnements et 500millions d’Ariary pour le PIP. Les rumeurs racontent que les partenaires et fournisseurs sont désignés à l’avance par le ministre en personne. Pour la Direction Régionale d’Anosy la dotation budgétaire serait de 6 milliards d’Ariary…Nous laissons aux services de contrôle des utilisations financières le soin de vérifier. A l’heure où vous lisez ces lignes, grâce à ce ministre, pourtant censé assurer la protection de l’Environnement et favoriser le Développement durable, sous le couvert d’un Bail emphytéotique de complaisance avec la complicité de fonctionnaires de l’ONE une superficie de l’ordre de plus de 40.000Ha (protégée par la Conservation Internationale) du côté d’Antimena, dans le Menabe sera mise à la disposition de la STAR pour la culture de maïs destinée aux besoins industriels de la fabrication de la bière. Bénéficiant de la couverture politicienne du député de Belo-sur-Tsiribihina. Quelques uns de ses proches collaborateurs scandalisés affirment en confidence également leur suspicion sur l’utilisation d’un crédit BNCC-REDD de 15millions de dollars réservé pour les travaux sur le bassin versant du Sud-Est. Il existe également des preuves irréfutables sur la corruption du nouveau DG de l’ONE mêlé à la délivrance de Permis Environnemental (négocié au noir) et autres activités illégales liées aux compromissions des services de Madagascar National Park. La liste des activités douteuses du ministre Alexandre Georget est trop longue que nous laissons le soin aux autorités supérieures sceptiques qui mettent en doute nos révélations le soin de faire des investigations. Sauf si en haut lieu on  ne se tient pas par la barbichette ou par autre chose en dessous du niveau de la ceinture.

N . Razafilahy

Lire aussi