La Gazette de la grande ile

Gestion des risques de catastrophes : Appui de la Banque Mondiale en vue du renforcement de capacité

Publié le 21 décembre 2019

La Banque Mondiale a approuvé l’allocation de 50 millions de dollars pour appuyer la politique de gestion des risques de catastrophes à Madagascar. Il s’agit là d’un appui budgétaire assorti d’une option permettant de mobiliser rapidement de la liquidité pour faire face à des catastrophes naturelles ou urgences sanitaires. L’option en question c’est le programme CAT DDO (Catastrophe Deferred Drawdown Option). La signature d’accord de financement à ce sujet s’est effectuée par le ministre des Finances et du budget et la représentante de la Banque mondiale à Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira, au Palais d’Etat d’Ambohitsirohitra hier.

A noter que l’objectif principal dudit projet est de renforcer la capacité technique, institutionnelle et financière du gouvernement malgache dans  sa gestion des risques de catastrophe qui a été toujours été quelque peu limitée auparavant. Cet appui de la Banque mondiale est orienté sur trois objectifs spécifiques à savoir le renforcement du système national de gestion des risques et des catastrophes, le renforcement de résilience financière aux catastrophes et l’intégration d’adaptation au changement climatique et la résilience aux catastrophes dans la planification territoriale et urbaine. A travers cet appui, la Banque mondiale réaffirme son soutien à Madagascar qui se trouve être un pays dans le besoin. Affaibli par la pauvreté, le pays a plus que jamais besoin de renforcer ses capacités de résilience vis-à-vis des catastrophes naturelles et tout appui se trouve être la bienvenue. Il faut dire que la Grande Ile est fortement exposée et vulnérable aux catastrophes naturelles et aux conséquences du réchauffement climatique. Le pays est touché par de nombreux évènements climatiques extrêmes, cyclones, inondations et sécheresses. Entre 2009 et 2018, le pays a été frappé par 27 cyclones et tempêtes tropicales, systématiquement suivis d’inondations. Le coût économique moyen des pertes causées par les catastrophes naturelles a été estimé à environ 368,1 milliards d’Ariary par an, soit 1% du PIB. Cette situation entrave le développement social et économique du pays.

Le renforcement de capacité est plus que jamais impératif. Cet appui budgétaire permettra à Madagascar d’accéder à des ressources financières dans un court délai. Il soutiendra, non seulement la capacité financière du gouvernement à faire face aux catastrophes, mais prévoit aussi la mise en place d’un système de protection sociale qui répondra aux chocs et permettra d’acheminer l’aide aux populations concernées. Il ne faut pas oublier que le don s’accompagne d’un cofinancement de 11,7 millions de dollars de l’Agence française de développement (AFD), consenti par l’Association internationale de développement (IDA). Il est à spécifier que l’opération cofinancée par la Banque mondiale et l’AFD est disponible pour une durée de trois ans renouvelable une fois sous forme d’aide budgétaire.

Jean Riana

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