La Gazette de la grande ile

Chronique : Acharnement d’opposants aux abois

Publié le 16 janvier 2020

Les premiers jours de cette nouvelle année du mandat  d’Andry Rajoelina ont été  surtout marqués par une obstination  aveugle des meneurs  d’une opposition qui n’est  jamais  arrivée à s’entendre pour  former un  bloc  compact.  Perdus  dans les  nuages  de leurs  ambitions  déplacées, ils planaient pratiquement sans  jamais être parvenus à avoir les  pieds  sur  terre pour se préoccuper sincèrement des problèmes de la paupérisation  d’un pays qu’ils  avaient appauvri au sens figuré comme au  sens propre. Que peut-on  dire d’autre lorsque les  richesses minières, nos ressources halieutiques et nos propriétés  foncières ont été livrées à une exploitation préjudiciable pour les  caisses  de l’Etat, le paysage  environnemental  et bien  sûr le bien-être des habitants ? Pendant que les  complices des  prédateurs et pilleurs sous le couvert des intentions de partenariat fictif à des investissements amassent des  fortunes qui font le bonheur de leur pays  d’origine.

Sans  aucun  remords, les chefs  de file de  toute  cette voyoucratie ne  trouvent rien  d’autre à  faire  aujourd’hui que de faire de l’agitation pour l’agitation. Avec objectif  final : déshabiller Andry Rajoelina et son  équipe afin de faire main  basse  sur l’économie et les finances  du pays. Tout le reste n’est que dialectique  démagogique destinée à  embobiner les  dupes et la populace. Après les râles  de cette  lente et longue agonie postélectorale  d’un parti TIM agité  comme un  épouvantail par  son  fondateur, voilà que comme si ses compatriotes étaient devenus amnésiques et idiots  au point d’oublier ses  récentes bêtises outrancières  d’expert et  de  comptables  des  dilapidations, détournements et utilisations  abusives  des  deniers de l’Etat, Rajao le menteur tente de  revenir  en scène. Dans  quel but ? Nostalgiques  de  toutes pratiques illégales  et  financières possibles, lui et la  bande de courtisans profiteurs de  HVM (Hery Voahangy Mianakavy),  ils  se préparent pour  remettre  en selle un ancien  Chef d’Etat  démissionné à  cause de toutes les turpitudes institutionnelles  commises  avec  arrogance afin  de  jouir des  biens mal  acquis. La folie du pouvoir étant ce  qu’elle  est, de l’étranger il n’arrête pas  d’inciter des sbires à perturber le  climat politique  national  par les  soubresauts délirants de effervescences d’une agitation permanente que presque personne ne suit plus. Echaudés par les  émeutes  stériles  d’un passé récent qui n’avait abouti qu’à la  consécration des Christine Razanamahasoa et les opportunistes, les  arrivistes, les amazones  des  rackets  qui tournent toutes en rond et à plein  temps  au  grand désespoir des militants sincères  et  fidèles  des premiers  jours  de la  lutte pour la  Révolution  Orange.

Pratiquement laissés  sur le quai au milieu dans la cohue des au revoir pendant que le TGV  démarre. Ils sont écartés des  allées  du pouvoir par ces arrogants coordinateurs régionaux,  ces  arrivistes  sans  vergogne  qui ne  craignent pas  d’éliminer des opérations de casting des militants de la  première heure au profit des  roublards  et politicards spécialistes des  retournements de  veste  candidats à la  députation, à la mairie  qui paient rubis  sur ongle. Pour la prochaine mise  en place  des gouverneurs, les rapaces  et les  amazones  qui isolent le président Andry Rajoelina dans un tour  d’ivoire, les  enchères montent pour faire partie de la  liste des  corrupteurs qu’ils  feront  avaliser par le  Chef  de l’Etat (lequel ignore  tout de  ces marchés  de  dupes). Faut-il  s’étonner  après lorsque les  fidèles partisans du chef charismatique de la  Révolution  Orange se  morfondent  et n’arrivent plus à assurer la protection d’un président encerclé par les  loups  de la bergerie qui  n’hésitent pas  à  hurler  avec les  loups  dans l’espoir félon de durer dans la  traîtrise aux côtés des intrigants  de  service  qui n’attendent  que le moindre  faux pas du régime pour adorer  l’idole  de la  sédition. Ils peuvent  toujours attendre. Abraham Lincoln  avait  bien  dit : «On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » Toutefois soyons tous  vigilants parce  ce  grand  homme des Etats-Unis  d’Amérique, malgré toute sagesse  est tombé  sous les  balles  d’un  assassin. S’il y  a un chant de  ralliement de l’inoubliable  feu Manandafy Rakotonirina c’est le  fameux  « MAILO ISIKA !… ».  Parce  que les personnalités mal intentionnées n’ont pas  de  cornes  comme les  BAREA  pour  être facilement  identifiées. Le moment est  venu pour faire entrer  au  bercail les  vrais alliés  et ne  s’entourer que des  compétences sincères au lieu de ces mercenaires de la  bureaucratie internationale recrutés par voie de  presse. Sinon à  quoi  serviront ces administrateurs civils qui connaissent  très  bien leur pays ?

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