La Gazette de la grande ile

Les images dans les mots : On n’avancera jamais …

Publié le 22 janvier 2020

Ce titre fait allusion à un désespoir  total mais cela peut être la conséquence de ce que nous vivons actuellement. On n’avancera pas parce qu’on n’arrive pas à trouver un terrain d’entente dans tout ce que nous faisons. On aspire au développement mais on est toujours coincé au cinquième rang en comptant depuis la fin. Nos idées divergent trop : si les dirigeants (lesquels divergent également) pensent qu’on doit aller dans une certaine direction, eux, les opposants veulent qu’on aille ailleurs et le peuple veut en rester là. Une question de panier garni nous fait chambouler, les enseignants font la grève car ils n’ont pas perçu la somme de 65000 ariary, le ministère de l’éducation n’arrive pas exactement à éclaircir le fait et cela mène jusqu’à sacrifier les élèves puisque les enseignants prennent ce qui se passe comme un acte de rabaissement à leur égard.

Et le président qui donne son explication, ou plutôt ses versions des faits que cette somme n’aurait pas dû être donné en liquide et que ce ne serait pas tous les fonctionnaires qui devaient la percevoir mais seulement les employés du ministère central. Et en même temps, il accuse le comportement du ministre de mauvaise foi et d’incompétence. On ne blâme personne, le président a son idée en tête en donnant cette somme aux employés des ministères, les ministres ont eu la leur en voulant partager la somme à tous les fonctionnaires, ce qui a mené à la somme de 9300 ariary. Les enseignants et autres fonctionnaires grévistes ont pensé autrement et prennent tout ce qui se passe comme un acte de rabaissement. Ceci est un sujet, mais concernant également les événements recents sur la question des commerçants de rue qui, comme les autorités l’affirment, bloquent la circulation de la ville. Les policiers ont fait les actes de sensibilisation des citoyens quant à l’utilisation des rues et en même temps, ils ont voulu enlever les marchands qui étalent leurs marchandises sur les trottoirs d’Anosibe et comme nous le savons tous, ceci s’est terminé par des heurts entre marchands et forces de l’ordre.

La question se pose sur ce qui se passe exactement car même les responsables  étatiques n’ont pas les mêmes idées à propos de ces commerçants de rue, il y en a ceux qui ont dit qu’on les laisse tranquille et ceux qui veulent les enlever de là où ils sont. Pourquoi ne pas faire un référendum pour cela ?  D’autres sujets nous montrent également une divergence totale de nos idées et qui ne nous mènent à rien. On sait déjà que Marc Ravalomanana et compagnie n’ont pas les mêmes vues de développement que les dirigeants mais ne peuvent ils pas se concentrer sur la vie et peut-être la vision du peuple et trouver un consensus sinon on n’avancera jamais.

Riri

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