La Gazette de la grande ile

505 milliards de FMG  de KRAOMA détournés : Voahangy, Rabary-Njaka, Arsène, Leclerc, Leloup impliqués

Publié le 22 janvier 2020

Les  dernières  années  du  régime HVM ont été marquées par  toute une  série  de faits condamnables sur le plan  pénal  commis  sciemment par des personnalités très proches de l’ancien président  déchu après l’élection  du 28 novembre 2018. Les plus  connus et les plus malfaisants  étaient  la première dame Voahangy, Henri Rabary-Njaka, Philippe  Leclerc, Patrick Leloup   et l’incontournable facilitatrice Me Nicole  Andrianarisoa. A la  base  de cet énorme Hold-up il y  avait  Arsène Rakotoarisoa. Déjà  au mois de mars 2016, les médias faisaient  état   d’« Une somme colossale de 2,4 milliards d’Ariary, 800 000 dollars US a disparu de la caisse de l’Entreprise. Le processus est simple, vendre les marchandises de l’entreprise en dehors du stock déclaré et la somme de 800 000 dollars USD est versée directement dans un compte personnel au lieu d’être encaissée dans le compte de l’entreprise. Le Directeur Administratif et Financier (DAF) du groupe, Randriamananivo John a nié le fait et n’a pas voulu quitter son poste, (…) »

A l’époque DG, le juriste Rakotoarisoa Arsène, conseiller du Président Rajaonarimampianina et coach HVM de la région Betsiboka était déjà mis  sérieusement en cause «sans pour autant qu’il y ait suite de l’affaire de détournement (…) Les suspicions planent dans l’entreprise, une telle somme ne disparait pas sans la complicité de plusieurs personnes qui ont des hautes responsabilités »   jusqu’au plus  haut  niveau  et le  gouvernement  d’alors. A l’heure  qu’il  est  Arsène Rakotoarisoa, l’ancien  DG  de  Kraomita Malagasy se  trouve actuellement  en garde à  vue dans les  locaux  de la  Police  Economique.  Suspecté d’être la  cheville  ouvrière de  toute une  série d’opérations  de pillage de la  trésorerie de ladite  société d’Etat, il sera entendu dans  cette  affaire. «Suivant les recommandations de l’Administration qui prône la bonne gouvernance,  Kraomita Malagasy, présente les principales causes ayant entraîné des préjudices incommensurables sur la société d’État.» La lecture du bilan 2018 certifié par le cabinet Delta Audit et conformément au rapport d’Audit de gestion réalisé par le cabinet PWC, à partir des états des lieux établis à la prise de fonction en Février 2019, permet de  constater les faits établis par les anciens dirigeants. A savoir : vol constaté de 34 000 T de chrome, exportation frauduleuse des produits de Kraoma, favoritisme,  créances douteuses basées sur d’intentionnelles fausses informations, fixation abusive du prix de vente des produits sans prendre en considération leurs prix de revient, non-respect de l’Incoterm. Ajoutez à  ces violations  délibérées de  nos  lois la détention avec usage personnel des biens de la société … Dans le but de spolier l’entreprise et l’Etat Malagasy de ses ressources, tous  ces  faits délictueux à partir d’une mauvaise gestion et une complicité en haut-lieu  avaient  entraîné un énorme « trou » à l’origine d’ une dette colossale de 505 Milliards de  FMG.  Disons plutôt plusieurs complicités en  tant  que parties prenantes sur ce  fabuleux  butin. Comment ils  ont  fait ? Le plus  simplement  du  monde… Parmi eux citons Henry Rabary-Njaka en  tant que ministre  des  Mines  crapule et influent (favori de Voahangy la première dame et couvert par elle), les Philippe Leclerc et Patrick Leloup et Me Nicole Andrianarivoson  qui ont participé activement aux  trafics  d’influence sur ces  exportations frauduleuses de  chrome  et  en ont  tiré des  sommes fabuleuses qui ont permis  de disposer  de comptes off-shore  et  se payer  des  biens  immobiliers du  côté de  l’île  Maurice. Le déficit inacceptable à l’origine à la situation critique actuelle  de Kraoma et cause indéniable de l’incapacité de payer les salaires, les charges sociales  et la   difficulté à honorer les créances. Rien ne permet  à  quiconque d’« être indifférent en constatant que le résultat de  l’exercice comptable de 2017 de 1,2 Milliard Ariary est passé à un résultat négatif de 39 Milliards Ariary en 2018 ».

C’est la  raison pour laquelle l’Administration  actuelle d’avoir  recours à «un plan de relance tiré jusqu’en 2023 pour rétablir la situation et remettre KRAOMA sur les rails de développement pour servir de levier avec ses potentiels considérables de Chrome, Or et autres substances ». Pour  ceux  qui  ne le savent pas, il est  de  notre  devoir  de rapporter ici,  que  sous  le  sceau de la confidence et  de l’anonymat le personnel  de  Kraomita  Malagasy, affirme que  sous le couvert  de l’exploitation  du  chrome,  des opérateurs arrivent à collecter de manière  clandestine au  minimum  la  contenance d’un  sceau d’or par  jour  et que le périmètre de  Kraoma  s’étend  jusqu’à Ambilobe. Qu’on ne  s’étonne  donc pas si des sources généralement  bien  informées racontent  que même  Nirina   Rakotomanantsoa l’actuel  DG   est aussi atteint par la fièvre de l’or et n’aurait pas  résisté à la  tentation de profiter du  délit  d’initié du  côté de  Maevatanana. A l’heure où  en  Bolivie, en  Angola  et  ailleurs la Justice demande des  comptes  aux  grands  voleurs, le président Andry  Rajoelina peut  bien  se permettre  de  suivre ces  exemples. Il n’est pas  normal qu’on  envoie le petit  voleur  de poulet  en  prison alors  que les  Ravalomanana, les  Rajaonarimampianina, les  Rabary-Njaka, Patrick  Leloup nous prennent  tous pour  des  «babakoto» et profitent des  avantages  et privilèges injustes  de leur  double  nationalité pour  se  tenir  hors  de portée de  nos lois. Leçon à  retenir : ne plus  jamais  faire confiance à  ces  citoyens à  double casquettes pour les  affaires de l’Etat.  Toute  xénophobie  mise   à part contrairement aux   Français, les  vrais Gaulois  fiers de l’être, toute  xénophobie mise à part,  ces  traitres à la patrie ont  sûrement pour  devise : Fraternité-Complicité-Impunité.

  1. Razafilahy

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