La Gazette de la grande ile

Chronique : Coopération opportune  de l’Europe et  des  Etats-Unis

Publié le 28 janvier 2020

Aux  heures  sombres où des dizaines  de milliers  d’habitants de plusieurs  régions  du  Madagascar subissent durement les aléas de la  dégradation climatique du 20 au 23 janvier dernier, étant  donné l’ampleur des  désastres qui ont frappé au moins  7 régions, une  réunion  d’urgence   du Conseil  National  de  Gestion  des  Risques  et  Catastrophes dirigé par le  Premier ministre a eu lieu à Mahazoarivo en  fin  de matinée  hier. Le  but  était  d’évaluer l’ampleur des dégâts. Le conseil  de  gouvernement exceptionnel afin de prendre un décret pour  constater un déclaration  de  sinistre  national. Appel  a  été  fait à « tous les acteurs nationaux et partenaires  internationaux à  venir  en  aide au  peuple Malagasy pour les  activités d’aide  d’urgence »  afin  de permettre la  réhabilitation  et la  reconstruction. Des instructions ont  été  données à plusieurs ministères concernés pour  que les  routes  nationales vitales  aux  activités  économiques et  sociales  du pays, coupées  ou risquant  de l’être soient  réhabilitées dans les meilleurs délais.

Sans  attendre des  survols en  reconnaissance des  régions  touchées furent  déjà  effectuées   et les  dispositions  prises pour évaluer les  besoins  d’urgence. Des «tentes, vivres  et  kits  de traitement d’eau, médicaments  et  autres  kits  de survie  ont  été acheminés  vers les  régions, par tous les moyens  de  transport,  tels que les  hélicoptères,  bateaux et  camions ont  été  déployés » pour  atteindre le plus  rapidement possible les  sinistrés. Les inondations ont   provoqué  graves destructions  de récoltes  et  d’habitations. Rien qu’en moins  d’une  semaine, on  a  enregistré un  lourd  bilan de plus  de 30 morts à Ambatondrazaka, des  dizaines de personnes portées  disparues, des  tronçons de  routes nationales coupées et pratiquement impraticables. De  son  côté le président  de la  République   a  tenu à  se  rendre  sur place pour participer  aux premiers secours  dans les  endroits les plus  frappés en apportant les aides appropriées pour  de  telles  circonstances. Au  grand  soulagement  des  compatriotes visités, la présence  du  Chef  de l’Etat était  d’un  grand  réconfort pour  les concitoyens sérieusement éprouvés par les  dégâts. Lors de  son passage, il a donné également aux  responsables officiels  des  directives précises  afin  d’alléger  au maximum l’épreuve que subit la population en  coordonnant les opérations de  secours. A noter qu’avant même qu’arrivent  ces sinistres météorologiques, par le  biais de l’Ambassade des  Etats-Unis les  Américains avaient offert à  notre pays la promesse des  aides  financières conséquentes tout  de  suite  disponibles  et  utilisables  dès la  déclaration  de  sinistre  national. Sans  compter les  autres participations  financières  et matérielles consenties par les Américains  dans le  cadre des  secours à la malnutrition  de l’ordre  de  500.000 dollars, une  livraison de 140.000tonnes  d’aides  alimentaires destinées aux  régions de l’Androy, Anosy et le Sud-ouest a  été  déjà confiée au PAM  dans  ce  sens. La  signature d’un  accord a  eu lieu  hier  également  entre les  représentants  de l’Union  Européenne et la partie malgache  en présence du président Andry Rajoelina. Il s’agissait   d’un  financement  de 65 millions  d’euros  destiné à l’approvisionnement  en eau  dans la  capitale  qui  ces  derniers  temps  avaient provoqué  des préoccupations au  niveau  des  dirigeants  et  de la population. Le  communiqué officiel  sur  cet  accord avec la participation  de la  BEI  fait  état d’un  acte  symbolique. Les projets visés concernent la  construction  de trois  nouvelles  constructions de  stations  de  forage et  de  traitement d’eau « à  travers tous  ces  travaux de  construction  et  de  rénovation, la production la production  en  eau dans  la capitale augmentera progressivement » pour atteindre 100.00m3 par  jour. Devant une  telle mobilisation  nationale  et les  appuis internationaux on est  bien  obligé  de  reconnaître que la  reconnaissance n’est pas  un  vain mot ou  simplement symbolique. On est  loin  d’une  époque où la population locale  se  trouvait  oubliée  et le  régime  boudé par la  communauté internationale.

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