La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY / Les nuisances  environnementales : Airtel, Orange, Telma et les risques de cancer

Publié le 11 février 2020

Au risque de se voir taxé  d’ immixtion d’ignorants dans des questions d’ordre hautement technologique complexes et souvent difficiles à maîtriser dans toutes leurs dimensions, nous prenons la  responsabilité de  rapporter  ici les craintes,  les  soucis  et les préoccupations légitimes  d’une minorité pour le moment  de la population. Jusqu’à  ce jour aucune  communication  dans  ce  sens n’a  été mise à la portée du public. Alors qu’une grande partie des  habitants  de  nos  villes  et une large frange de la population sont inévitablement  exposés au  danger permanent des nuisances environnementales  sans qu’ils le  sachent. Il suffit de regarder  autour  de  nous pour  saisir la  gravité  de la  réalité de l’exposition aux champs d’extrêmement basses fréquences sur les lignes à haute et très haute tension. A propos des documents sérieux  rapportent  que  «Le Centre international de recherche contre le cancer (Circ), l’agence spécialisée de l’OMS pour la recherche sur le cancer, a classé en 2002 les champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences – ceux émis par les installations électriques et les dispositifs de transport de l’électricité – comme cancérogènes «possibles» pour l’homme. Il a jugé les preuves scientifiques d’un effet sanitaire à long terme insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d’exposition».

Ailleurs,  des communications  sérieuses rapportent que «Les champs magnétiques à basses fréquences, émis notamment par les lignes à haute tension, représentent un risque «possible» de leucémie chez les enfants qui habitent à proximité.» Ces  sources recommandent également «par précaution» de «ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension», même si aucun lien de cause à effet n’est pour le moment démontré. Une  autre source  révèle également qu’en France l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire « avait déjà alerté en 2010 sur une «association possible entre l’exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences et le risque à long terme de leucémie infantile»,…Or, le plus officiellement  du monde dans Le Figaro avec AFP le 21 juin  2019 publie un  article  sur ce  sujet très inquiétant  sur un Rapport n° 506 (2009-2010) de M. Daniel RAOUL, fait au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, déposé le 27 mai 2010. Si  ailleurs les parlementaires  s’inquiètent  du  sort de leurs  électeurs  face à  ces risques sur «Les champs de moyenne fréquence 300 Hz à 10 MHz sont engendrés par certains appareils électriques (écrans d’ordinateur, antivols) (…)Les radiofréquences sont comprises entre 10 MHz et 300 GHz (domaine hertzien et ultrahertzien) et sont le fait de la radio, de la télévision, du radar, des téléphones portables ou des fours à micro-ondes.. » Pour  ce  qui  nous  concerne à Madagascar, dans la  capitale  et  dans les  agglomérations  riveraines des  sites  des  grandes mines les insinuations qu’aucune preuve acceptable n’a permis  d’être prises  en considération prennent cette ampleur inquiétante  de la  capacité de  la diffusion et de vitesse  des  ragots transmis de  bouche à  oreille.  Le  comble  c’est que chez les voisins de «Babakoto » à Tsimbazaza comme à Anosikely au Sénat  pas un parlementaire ne se  soucie  de ces danger permanents qui menacent  toute la population surtout dans les endroits concernés par les  fils  à  haute  tension  et par les habitants des immeubles  où  les  compagnies  de  téléphonie( Airtel, Orange  et Telma) se  sont permis  d’implanter ces antennes en apparence inoffensives et décoratives pour le paysage. Jusqu’ici les témoignages alarmants sur ces problèmes de la téléphonie mobile et des antennes relais sont  trop disparates peu crédibles donc  difficiles à  généraliser compte tenu  du  caractère très influent  des intérêts industriels et  commerciaux  en jeu  au profit des opérateurs. Surtout que le pays ne  dispose  d’un organe capable de présenter  une évaluation  scientifique  et  technique  de l’exposition de la population aux influences  nocives. Et  ce n’est ni l’ONE (Office National de l’Environnement) cette machine à  fabriquer des  références et ces  certifications  de  complaisance  avérées sur plusieurs  cas déplorables, ni à  ces ONG  trop préoccupées à verser dans les engagements  politco-politiciens  que notre pays pourraient étaler au  grand  jour  les  conséquences  et les  retombées mortelles de  l’exposition du public aux champs électromagnétiques  et  autres nuisances toxiques. A bon entendeur ! Salut ou salauds  c’est  selon !

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