La Gazette de la grande ile

Droit à la vie et à la santé : fortement menacé !

Publié le 26 mars 2020

La pandémie de coronavirus fait des ravages à l’échelle internationale. Madagascar a été épargné par ladite pandémie depuis un certain temps, ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle vu que le Covid-19 a pu s’inviter au pays à cause de la négligence des dirigeants par rapport aux risques à encourir. Les droits fondamentaux à la vie et à la santé des 25 millions de personnes qui vivent à Madagascar sont fortement menacés vu la gravité de la pandémie avec le constat constaté dans d’autres pays. Raison d’ailleurs pour laquelle le Président de la République, Andry Rajoelina, a proclamé l’état d’urgence sanitaire vu les risques élevés avec la pandémie à nos portes. Cela a été suivi de mesures comme la mise en confinement des habitants d’Antananarivo et Tamatave. Bien évidemment cela met à mal le droit de circuler librement de toute personne. En ce moment, tous les transports en commun sont interdits de circuler afin d’endiguer les risques de propagation du Covid-19 qui comme on le sait se propage très vite si on ne suit pas les consignes données. Il faut noter que les consignes par rapport au confinement sont loin d’être suivies à la lettre au niveau de la société vu que ceux qui se baladent dans les rues ne sont pas des moindres. Il n’y a qu’à se balader dans les quartiers comme 67 ha, Antsalovana, Antohomadinika… pour le constater. L’indiscipline règne en maître dans lesdits quartiers car la plupart des habitants font comme si de rien n’était alors que la menace est bien présente. Ce n’est pas pour rien que les lieux de culte et biens d’autres ont été fermés ceci pour éviter les divers regroupements. En cette période exceptionnelle de crise sanitaire, la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a mis les points sur les « i » en affirmant  qu’il y a une priorité, et une seule : empêcher, dans toute la mesure du possible, la propagation du coronavirus quitte à empiéter sur les divers droits. D’autant plus qu’on est en présence de situation exceptionnelle.

Jean Riana

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