La Gazette de la grande ile

En ces temps durs : La corruption règne en maître !

Publié le 26 mars 2020

La ville d’Antananarivo est actuellement entre les mains des agents des forces de l’ordre. S’ils travaillent pour assurer le confinement et la sécurité en général de la ville, certains d’entre eux en profitent pour racketter les « fortes têtes » qui continuent de circuler sans raison indispensable. Les premières cibles sont les scooters qui montent à 2 malgré les recommandations. Plusieurs utilisateurs de la route se plaignent de ces agents qui demandent de l’argent. Hier, l’un d’entre eux a été pris en photo et a fait le tour de Facebook.

La collaboration entre toutes les parties prenantes est primordiale pour assurer le bon fonctionnement du plan de l’Etat afin de combattre le Coronavirus. Il devrait s’installer une fluidité dans le partenariat entre les agents des forces de l’ordre, les personnels de santé, les journalistes et les employés réquisitionnés  pour assurer le fonctionnement du quotidien de la population. Cependant, il se trouve que la communication au niveau des agents des forces de l’ordre ne passe pas. Dans la nuit du mardi 24 mars dernier, les militaires responsables de la circulation à Antanimena ont arrêté la voiture de fonction de La Gazette de la Grande île qui allait ramener des journalistes après le travail. D’après eux, la carte de presse du journal et celle fournie par l’Ordre des Journalistes ne suffit pas pour circuler. Il faut d’après eux une autorisation spéciale, malgré la déclaration du Ministre de la communication, du Secrétaire d’Etat à la gendarmerie,  du Directeur général de l’ATT, et de plusieurs supérieurs de ces agents, stipulant que la carte de presse suffit pour circuler librement, d’ailleurs c’est écrit dessus. La voiture a dû faire demi-tour et revenir, les journalistes n’ont pas pu rentrer. Qui est responsable de ces agents ? Pourquoi la communication ne passe pas entre ces agents ? Il suffit d’être logique pour savoir qu’en ces temps de crise, il faut se serrer les coudes pour servir la nation et éviter les conflits. Ce que ces agents ont fait hier incite l’exaspération chez les journalistes qui ont passé une journée de travail et qui allaient rentrer pour se reposer. Si cela continue, c’est une déclaration de guerre. Que veulent ces agents pour laisser passer des journalistes dans leurs droits ? Les racketter aussi ?

T.B

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