La Gazette de la grande ile

Transport : le MCI dénoncent le non-respect des droits des consommateurs

Publié le 09 avril 2020

On continue d’observer une hausse des frais de transports, malgré les cris des voyageurs. Les lignes régionales et nationales sont temporairement ouvertes. Les derniers départs seront observés ce jour avant 11 heures en ce qui concerne Antananarivo. Dans la Grande Ile, c’est la ville des Milles qui enregistre le plus grand nombre de porteurs du coronavirus. Ne serait-ce que pour cette raison qui bon nombre de gens cèdent à la panique, ils veulent fuir la capitale. Puis il y a eu le confinement qui suspend bon nombre d’activités qui servent de gagne-pain à de nombreux Tananariviens. Les étudiants sont également touchés par cette suspension qui pour eux touche les cours. Des milliers de Tananariviens se voient alors sans activités. Fuir la famine, fuir la pandémie… Ce n’est pas l’excuse qui leur manque et peu importe le prix, l’essentiel est de quitter Antananarivo. C’est ce qu’on observe auprès des gares routières. Effectivement, une hausse allant au-delà de 100% des frais de transport est observée dans la capitale. Mais cela est pour une fois justifiée. Certes, les véhicules en provenance des autres régions roulent à vide à défaut de passagers. Le principe étant de fuir la non-activité et le coronavirus qui sévissent à Tana. Mais pour les défenseurs des droits des consommateurs, cette situation est moins d’être légitime. Le mouvement contre l’inflation (MCI) dénonce ainsi l’absence de concertation des parties prenantes à savoir le ministère de tutelle, les coopératives  et les défenseurs des droits des consommateurs. D’après Lalaina Razafindralambo, président du MCI, l’État aurait dû mettre en place les organisations nécessaires avant l’ouverture temporaire de la zone nationale. Pour le MCI, il est inconcevable que les passagers paient à ce prix là. A lui également de dénoncer la mauvaise organisation et l’absence de contrôle de la situation du côté du ministère des Transports. A part distribuer des autorisations de circuler à travers l’ATT, le ministère reste inerte.

A.N.

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