La Gazette de la grande ile

EDITO : De l’argent jeté sur la route !

Publié le 27 mai 2020

On ne sait peut-être qu’en faire des millions d’euros et de dollars apportés par les bailleurs de fonds qu’on les jette littéralement sur la route. Ce qui provoque la grogne pour ne pas dire plus des usagers de la route nationale 3 reliant Anjozorobe.

Alors que tout le monde a salué la reconstruction de la route , il y a quelques mois de cela, avec évidemment l’amélioration de la circulation, les embouteillages ont repris de plus belle à la  sortie d’Analamahitsy. La cause n’est rien d’autre que la reconstruction d’une portion de la route. On a décapé la portion faite en béton pour y mettre du … béton. A croire que le béton mis sous Hery Rajaonarimampianina est différent sous Andry Rajoelina.

En tout cas, c’est l’une des questions que se posent les usagers de la route en prenant leur mal en patience pendant les longs embouteillages aussi bien à l’aller vers Antananarivo quand on est obligé de prendre une déviation, qu’ au retour vers Anjojorobe où la route est devenue en sens unique pour cause de travaux. Et cela doit encore prendre des semaines surtout que du côté d’Ankadikely,  on a commence depuis hier des aménagements pour dégager puis  installer du … béton.

L’autre question qu’on se pose est de savoir pourquoi  le bailleur de fonds à savoir l’Union européenne ne réagit pas. Y a-t-il un reliquat sur le budget alloué pour les tronçons de routes nationales aux sorties de la capitale qu’on doit dépenser ? Les techniciens du ministère de l’Aménagement du Territoire et des Travaux Publics sont-ils incapables de négocier avec le bailleur si jamais ce dernier qui exige la pose de nouveau béton ?

Dans un contexte déjà difficile où bien d’habitants réclament leurs aides en vivres et financières critiquent de plus en plus le gouvernement sinon le Président Rajoelina directement.  Généralement, on dit qu’on jette de l’argent.  Les chauffeurs de taxi be desservant ce quartier  après avoir traversé le quartier des 67 ha sont au bord de l’insulte en parlant des travaux de la RN3 et de l’état exécrable des routes aux 67 ha. On ne parle pas de la rue d’Ankadilalana et bien d’autres. Et dire que le président Rajoelina avait promis la réfection des rues dans la capitale quand il avait annoncé les mesures de  confinement.

Cette promesse non tenue n’est pas forcément due au chef de l’Etat. Ni au maire de la capitale car Antananarivo n’a pas de budget. Les premiers responsables sont ceux qui gèrent le fonds routier dans lequel a été intégré le fonds d’entretien routier. On continue de prélever à la pompe le fonds d’entretien routier mais les millions de consommateurs de carburants ne voit aucune contrepartie des taxes prélevées  pour l’entretien routier aussi bien en ville que sur les routes nationales de plus en plus parsemées de nids de … girafe. Où sont donc les fonds destinés aux routes ?

Il suffit de prendre la route d’Anjozorobe pour  s’en rendre compte. Mais les services de la présidence peuvent-ils prendre la peine de visiter cette route d’Analamahitsy et les rues des 67 ha et d’Ankadilalana ?

Sa

Lire aussi