La Gazette de la grande ile

Epidémie : aucune intention de désengorger les prisons

Publié le 02 juin 2020

Les prisons sont également concernées par la crise sanitaire qui continue de sévir dans la Grande Ile. Elles ne sont en aucun cas épargnées par le coronavirus qui peut être incontrôlable en cas d’infestation d’un détenu. Plusieurs pays ont déjà recours à la libération de certains détenus dans le but de désengorger les prisons en cette période de pandémie. L’Unicef a même réclamé la mise en liberté des enfants détenus. A Madagascar, cette option reste quasiment impossible à appliquer, selon le ministre de la Justice, Jhonny Andriamahefarivo. « Le cas n’est pas le même à Madagascar et à l’étranger. La question qui se pose est alors : est-ce le moment de libérer des criminels ? », se demande le ministre. A lui de poursuivre qu’actuellement la Justice a recours à de moins en moins d’incarcération en cette période de crise. « Nous appliquons déjà les précautions nécessaires dans les prisons. La décision de mise en liberté de certains détenus dépend du Président de la République Andry Rajoelina. Et il aura l’occasion d’accorder une grâce présidentielle, une remise de peine ou une amnistie », explique le ministre. Il convient de souligner qu’un cas positif au coronavirus est enregistré dans une prison de la capitale, selon toujours le ministre Jhonny Andriamahefarivo. Il s’agit d’un nouveau détenu qui vient d’être incarcéré et a été, comme la procédure l’exige, mis en quarantaine d’abord. Toutefois, le ministère est prêt à une éventualité de remise en liberté de certains détenus. « La Justice a déjà élaboré un projet de décret, mais doit encore passer en Conseil du gouvernement pour son application ». A Madagascar, la surpopulation carcérale est immonde et d’après le ministre, la seule solution c’est la construction de nouvelles infrastructures.

A.N.

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