La Gazette de la grande ile

Coronavirus : Qu’on soit vraiment honnête !

Publié le 22 juin 2020

Quand elle annonce les personnes décédées du Covid-19, la professeure aime dire soit que ces personnes n’étaient pas traitées au CVO, soit que ces personnes sont diabétiques ou hypertendues…c’est rare qu’elle annonce des décès sans ces précisions. Pour un médecin et en plus professeur de psychologie est loin d’être son fort.  Depuis le début de cette pandémie et récemment encore, depuis l’étrange déconfinement,  le point a été mis sur les personnes vulnérables et sur le fait que ces personnes doivent absolument faire attention. Il s’agit entre autres des personnes atteintes du diabète,  d’hypertension et d’insuffisance rénale. Depuis le début de la pandémie,  s’il y a des personnes qui vivent avec la peur de cette maladie c’est bien cette catégorie de personnes et elles font certainement attention chaque jour à ne pas s’exposer si elles peuvent ne pas s’exposer, si elles peuvent ne pas sortir de chez elles. A moins d’être inconscients les diabétiques,  hypertendus, insuffisants rénaux,  asthmatiques et autres personnes qui vivent avec des pathologies suffisamment lourdes font attention,  font très attention d’autant qu’aucune aide ne leur a été accordée que ce soit médicale ou financière. Les gens ne comprennent pas et sont même irrités  lorsqu’ils entendent cette manie de la professeure de dire ” cette personne décédée est diabétique “. Toutes ces personnes décédées avaient certainement chacune une maladie, même légère,  mais quand ce sont les diabétiques elle précise bien, comme si la personne est décédée parce qu’elle est diabétique et donc elle ne pouvait pas prendre du CVO. On comprend ces murmures de plus en plus insistants dans le corps médical,  et même dans le corps des médecins qui sont en même temps professeurs dans les universités.  Les diabétiques savent suffisamment qu’il leur faut absolument faire attention,  le Président de la République lui même a dit que les diabétiques et les hypertendus ne doivent pas reprendre le travail, comme si ce poids psychologique ne suffisait pas, la professeure rappelle que ceux qui meurent sont majoritairement des diabétiques. Quand les personnes décédées ne sont pas diabétiques,  elle ne précise pas. Peut-être il est temps que cette professeure arrête sa sortie quotidienne car une fois elle a dit ” une personne est décédée,  son coeur s’est arrêté “, comme si une personne décédée pouvait encore avoir son coeur qui bat. Nous avions déjà dans nos colonnes soulevé le fait qu’il suffisait de mettre les chiffres à l’écran parce que  les incohérences se multiplient. Le 19 juin, la professeure annonce que 17905 personnes ont subi le test et le 20 juin c’est devenu 17520 personnes? Comme elle se sent obligée de parler chaque fois qu’elle sort les chiffres elle finit par dire des choses incohérentes et stigmatise certains malades ce qui est inconcevable pour un médecin. Mais c’est mieux que lorsqu’elle a dit ” il est mort,  son coeur s’est arrêté “, ça éviterait aux gens d’imaginer qu’une personne morte puisse avoir encore le coeur qui bat!

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