La Gazette de la grande ile

Crise sanitaire : Gestion catastrophique du covid 19

Publié le 29 juin 2020

Les lieux de culte se remplissent chaque samedi ou dimanche depuis plusieurs semaines, des mesures sont prises avec les gestes barrières mais le fait est là,  la cérémonie d’adieu au pasteur de l’église Jesosy Mamonjy a été la preuve que la prise de conscience quant à la pandémie est légère face à la ferveur, au besoin de se soutenir dans les moments douloureux, face à l’unisson des familles, des fidèles. Or,  c’est lors d’un rassemblement religieux que le Coronavirus s’est propagé en France, c’est lors de ces regroupements de personnes que les cas contacts se multiplient en dépit de toutes les précautions prises par les gens et à plus forte raison lorsque la garde baisse. Il eut un temps les dirigeants ont traîné dans la boue l’institut Pasteur si bien que ce dernier a même dû faire une conférence de presse car ils ne croyaient pas aux chiffres sortis de l’institut Pasteur.  Maintenant le silence est pesant car la réalité est là : beaucoup de cas confirmés, l’institut Pasteur continue à faire les tests car les innombrables laboratoires annoncés appuyer l’institut pasteur ne suivent pas encore la cadence, et des personnes confirmées dont la dame qui lit tous les jours les statistiques ne sait pas où elles sont localisées. Nous sommes probablement un des rares pays où le déconfinement a été décidé au moment où le nombre de cas a augmenté.  On est entré dans un semblant de confinement total au moment où il n’y avait ” que” trois cas confirmés,  au moment où il faisait encore chaud et les autorités ont regroupé elles mêmes la population pour distribuer argent,  vivres,  masques etc.  On est entré dans un déconfinement au moment où les chiffres grimpent, des gens meurent – un mort du covid 19 est déjà un mort de trop -, l’hiver commence avec ses différentes épidémies notamment de grippe et une speakrine médecin professeure doyenne qui lit  des chiffres et qui stigmatise à chaque intervention les diabétiques ou les hypertendus à la grande honte et fureur des médecins et des professeurs qui l’entendent faire.  La vie a repris son cours normal, les transports en  commun ne sont pas désinfectés comme il le faut -on imagine le virus qui y circule,  les bureaux de ministères grouillent de monde – on s’arrange pour ne pas que les gens sachent les cas confirmés positifs mais ceux qui y travaillent le savent, même les hôpitaux sont débordés avec des personnels de santé qui sont atteints faute d’équipement qui les protègent efficacement et qui en meurent…des services des hôpitaux sont fermés ou fonctionnent au ralenti pour les malades qui ne sont pas atteints du covid 19, sans compter ces morts non comptabilisés car sont traités à la maison ou dans des cliniques privées. Et on se souvient d’un coup de ceux qui disaient ” nous sommes prêts ” ou ” la situation est maîtrisée “… et on se dit qu’ils n’étaient pas prêts du tout, que rien n’est maîtrisé et que désormais ce sera du ” chacun pour soi”, ” sauve qui peut”, ” je sauve ma peau “, ” je m’occupe de moi et des miens” car c’est l’attitude la plus prudente pour ne pas y laisser sa peau.

La Gazette

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