La Gazette de la grande ile

Edito : On court à la catastrophe !

Publié le 30 juin 2020

Le coronavirus continue de sévir dans la Grande Ile et la situation semble devenir de plus en plus critique surtout avec la gestion de crise qui laisse à désirer. Le nombre de cas confirmés ne cesse d’augmenter et les dirigeants s’entêtent encore à entrer progressivement dans le déconfinement. Le pire c’est qu’à l’heure actuelle les nouveaux malades sont traités chez eux et non plus à l’hôpital, ce qui laisse à penser que les malades sont libres de leur mouvement et cela constitue un risque considérable quant à la propagation du coronavirus. L’inconscience semble atteindre son summum que ce soit au niveau des dirigeants que des dirigés.

Les dirigeants veulent absolument faire croire que la situation est maîtrisée alors qu’il en est autrement surtout que les cas de décès augmentent petit à petit. Il est plus qu’évident que le pays va à la catastrophe avec cette vision des choses qui va tout à l’encontre de la réalité. Avec la situation actuelle où le nombre de contaminés continue d’augmenter et les décès qui apparaîssent peu à peu, il est clair qu’on est encore loin d’une situation maîtrisée d’autant plus que les hôpitaux sont surchargés d’où la prise de décision de traiter les nouveaux malades chez eux. Tout ça nous montre qu’on n’est pas encore arrivé au bout de nos peines avec cette pandémie qui fait jaser plus d’un à l’échelle internationale. La prolongation de l’état d’urgence nous montre également qu’on est encore en plein dans la lutte. Il est à rappeler qu’on est à pas moins de 2 138 cas confirmés à l’heure actuelle et le nombre de décès est monté à 20 avec les deux décès annoncés hier.

Avec la Covid-19 qui continue de progresser, l’Etat trouve encore le moyen de compter sur la sagesse de la population malgache qui se montre indisciplinée depuis le début de la pandémie. Le traitement des malades chez eux n’est point bon vis-à-vis de la lutte puisqu’ils sont libres de leur mouvement et peuvent facilement transmettre la maladie à leur entourage. Doit-on rappeler que les Malgaches sont totalement dépourvus de bon sens lorsqu’ils sont tenaillés par la faim ? Il n’y a qu’à sortir de chez soi pour le constater où personne ne se soucie guère des consignes de distanciation car il ne faut pas oublier de se nourrir si on veut éviter de mourir de faim.

Jean Riana

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