La Gazette de la grande ile

Sanctions infligées aux transporteurs : Divergence d’idées entre les responsables

Publié le 03 août 2020

Les sanctions ont coulé à flot ces derniers jours à l’endroit des taxis-be pour non respect des dispositifs sanitaires imposés par l’Etat pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Mise en fourrière des véhicules, garde à vue pour les receveurs et conducteurs… telles sont les sanctions infligées à ces transporteurs. Une application stricte de la loi dans cette situation d’exception et le président de l’union des coopératives de transport urbain (UCTU), Lova Randrianantoandro l’approuve également en affirmant qu’ils doivent respecter les mesures sanitaires s’ils ne veulent pas être sanctionnés. Or, certains présidents de coopératives ne sont pas d’accord avec les sanctions  qui sont devenues de plus en plus sévères depuis lundi dernier, c’est le cas du président de la coopérative Tselatra, Jean Louis Rakotonirina. Il est tout à fait contre la mise en fourrière des véhicules juste par le fait qu’un passager n’a pas porté son masque, les chauffeurs et même les receveurs ne sont pas en tout temps en mesure de vérifier que tous les passagers portent correctement leurs masques, une fois à bord. Ce qui rend alors trop exagérées les sanctions qui leur sont infligées, les forces de l’ordre devraient sanctionner directement les passagers recalcitrants, avance-t-il.  Depuis lundi dernier, une dizaine de véhicules appartenant à la coopérative Tselatra ont été mis en fourrière. Cette contestation est aussi actuellement partagée avec les transporteurs, lesquels ont ces derniers jours commencé à hausser le ton. La divergence d’idées entre les responsables  du transport public pourrait nuire aux activités de service public assuré par les taxis-be.

      Mampionona

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