La Gazette de la grande ile

Edito : A quand la prise de conscience ?

Publié le 03 août 2020

La situation coronavirus s’empire de jour et jour et nul ne peut nier cette évidence. Il n’y a qu’à voir les chiffres qui ne cessent d’augmenter pour le constater. On en est à pas moins de 2 303 cas confirmés à l’heure actuelle avec 22 348 tests réalisés. Ce qui fait un taux de positivité moyenne de 10% et quelques. Par-dessus le marché, le nombre de décès commence à ressurgir continuellement car on a enregistré deux décès de plus pas plus tard qu’hier ce qui fait un total de 22 décès du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Les chiffres actuels sont déjà assez considérables alors que les tests effectués sont encore minime avec plus de tests, tout porte à croire que les chiffres vont exploser les compteurs. Le régime actuel a tendance à minimiser la situation en disant que les décès sont encore peu comparés à d’autres pays. Doit-on attendre à ce que le nombre de morts atteigne les centaines voire des milliers pour prendre au sérieux la menace qui pèse sur nos têtes ? Il ne faut pas oublier qu’on est en plein hiver, une période propice pour le développement du coronavirus et l’Etat trouve encore le moyen de jouer les fiers à bras en affirmant sans cesse que la situation est maîtrisée.

A croire qu’ils pensent qu’ils ont en face d’eux un peuple simplet qui gobe tout et n’importe quoi. En tout cas, le coronavirus progresse et prend de plus en plus de terrain. En voyant la situation actuelle, tout laisse à croire que la Covid-19 va s’éterniser dans le pays. En tout cas, il est évident qu’on n’est pas encore arrivé au bout de nos peines et le pire reste à venir d’autant plus que la tisane covid-organics qu’on classe comme remède contre le coronavirus tant préventif que curatif n’est pas à la portée de tout le monde surtout que le traitement ne se fait pas en un jour. Dépourvu de remède, la population malgache se trouve vulnérable en tout point car ils ont également la faim qui les tenaille au quotidien. Il faut noter qu’avec la fatigue et la faim, les anticorps sont de plus en plus affaiblis et on a plus de chance de contracter la maladie. Toutes les conditions sont réunies à Madagascar pour la progression de la maladie avec la période hivernale et le peuple affaibli par la faim…

Jusqu’à quand l’Etat va prendre conscience de la gravité de la situation. Néanmoins, l’inquiétude est palpable au niveau de la population sinon nombreux parmi les citoyens n’auraient pas fait la queue pour effectuer des tests au Village Voara Andohatapenaka, lors du l’ouverture officielle du Centre Médical Covid-19 hier.

Jean Riana

 

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