La Gazette de la grande ile

Fermeture des lignes nationales : Les camionneurs au centre du transport clandestin

Publié le 04 août 2020

Tout de suite après la découverte des premiers cas de coronavirus à Madagascar, l’un des premiers dispositifs pris par les autorités malgaches a été de suspendre des lignes de transport nationales. Pour les habitants de la région Analamanga, le retour au confinement total ne permet plus à la population de sortir ni d’entrer dans cette région. La délivrance des autorisations spéciales a été suspendue et les corps des personnes décédées ne peuvent même plus franchir les limites de cette région. Cela n’empêche que des individus arrivent encore à passer clandestinement les barrages des forces de l’ordre. Les camions de transport de marchandises qui peuvent encore circuler sont surtout à l’origine de ces agissements. Outre les camionneurs qui embarquent clandestinement des passagers dans leurs fourgons, une autre pratique prend également de l’ampleur. En plus du conducteur, les véhicules poids lourds qui continuent de circuler peuvent être accompagnés par un aide-chauffeur ou par le propriétaire des marchandises. Des camionneurs se font de l’argent en acceptant d’embarquer des voyageurs clandestins qui doivent se faire passer pour un aide-chauffeur ou un commerçant qui accompagne sa marchandise. Des informations non officielles ont permis de savoir qu’un voyageur clandestin doit payer entre 100.000 et 150.000 Ariary pour voyager avec les poids lourds qui relient Toamasina à Antananarivo. Des centaines de personnes peuvent ainsi passer en toute impunité les barrages sanitaires sans être inquiétées par les autorités. Des comportements qui contribueront encore plus à la propagation du virus vers les autres régions de l’île.

Ranaivo

 

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