La Gazette de la grande ile

En tant que de raison : Aider et sauver la population

Publié le 05 août 2020

D’un  sommet à l’autre aux débats finalement stérilisés à dessein par les participants eux-mêmes, les grandes puissances depuis la  rencontre d’Osaka le mois de juin dernier se renvoient la  balle sur la part de  responsabilité à propos de l’origine d’une pandémie d’une ampleur actuellement mondiale. Ils ne parviennent  pas à s’entendre sur une quelconque forme de stratégie commune  ou seulement concertée pour lutter contre cet ennemi invisible. Alors que les petits pays comme Madagascar, eux ils arrivent tant  bien que mal à limiter les dégâts. C’est déjà çà de  gagner… Même si les efforts consentis  sont presque toujours torpillés par les intérêts mercantiles égoïstes de  BIG PHARMA cette hydre à têtes multiples qui s’acharne pas tous les moyens à tuer dans l’œuf toutes velléités à s’émanciper des tentaculaires emprises du commerce planétaire de l’exploitation des produits médicamenteux. Pourquoi s’en étonner lorsqu’une  éminente personnalité telle que le Pr Didier Raoul en a fait la triste expérience ?

La situation a pris une ampleur telle que les observateurs les plus indulgents ont même osé constater que «les institutions internationales montrent leurs limites et de nombreuses lacunes : l’Organisation Mondiale de la Santé n’a pas rempli son rôle planétaire, l’ONU est restée très discrète…» Il faut reconnaître que les intervenants internationaux ne sont pas insensibles aux drames qui se déroulent jour après jour sous les  yeux de leurs représentants dans les pays où le coronavirus provoque des décès  de plus en plus alarmants malgré les mesures prises par les autorités locales… Ce n’est pas  parce que «l’OMS a déboursé 5 millions de dollars depuis l’arrivée du coronavirus sur l’île, fin mars…», un budget qui n’a pas permis à «Madagascar de faire face à des difficultés d’approvisionnement en matériel, comme pour les respirateurs » que  Charlotte Faty Ndiaye, la représentante des Nations unies et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar s’arroge le droit d’avoir les attitudes qui frisent l’ingérence  dans ses interventions médiatiques trop alarmistes.  Prenons le  cas des d’Afrique et de Madagascar. Avec les soutiens des partenaires techniques et financiers, les responsables  étatiques appuyés par les scientifiques chercheurs, un personnel soignant animé par une manière de  servir très louable, l’Armée et toutes les forces vives le régime dirigé par Andry Rajoelina a réussi le  double pari de mettre à la disposition de la population une «potion » dont l’efficacité a été prouvée par le fait indéniable que depuis le   début de la propagation du mal au mois de mars  de   cette année les statistiques sont d’une éloquence rassurante. Même si le bilan officiel est de plus de personnes contaminées, le nombre de malades de la Covid-19 décédés n’a franchi la barre des 100 morts que plus de 5 mois après les premiers cas de contamination détectés par les  laboratoires prestigieux comme l’Institut Pasteur et le Mérieux. A l’origine ce début de succès des opérations de barrage basées sur l’installation de l’Etat d’Urgence Sanitaire décrétée à temps par les  autorités. Il y avait surtout la détermination officielle des responsables à appliquer les   mesures spécifiques pour certaines régions plus touchées que d’autres : Analamanga (Antananarivo), Atsinanana (Tamatave), Haute Matsiatra (Fianarantsoa) et depuis le 17 mai la région de l’Alaotra Mangoro. A savoir : le port obligatoire de masque, la circulation limitée des personnes, couvre-feu…

Puis vers fin avril 2020, le gouvernement malgache  annonce la production et la distribution du Covid-Organics, un remède à base d’artemisia censé prévenir et guérir du coronavirus. Il sera distribué gratuitement aux plus démunis (90 % de la population malgache vit sous le seuil de pauvreté). L’Armée et la Police Nationale participeront activement aux mesures pour endiguer la prolifération de la pandémie auprès d’une population qui, au début était perturbée par les manœuvres des calculs bassement tactiques d’une minorité de la classe politique désireuse d’exploiter la situation dans le but de déstabiliser le nouveau Chef de l’Etat et un système qui s’installe à peine avec toutes agitations  malveillantes  des détracteurs manipulés. Considérée par certains analystes sérieux comme «porteur d’espoir et de fierté pour une partie de l’opinion publique africaine» la découverte de l’Institut Malgache des Recherches Appliquées (IMRA). Elle fera d’abord pour des raisons inavouables l’objet d’une campagne de dénigrement de la part d’une société civile  à la remorque de  l’opposition et  des instances sanitaires mondiales. Mais finalement la vague de réactions faite d’espoirs et de scepticisme déclenchée  par l’annonce du président malagasy Andry Rajoelina de la découverte  de ce «remède traditionnel amélioré» baptisé  Covid-Organics entraînera quelques surprises inattendues que personne n’osera sous-estimées. Des sources dignes de fois certifient que «la presse et l’opinion publique africaines(…) ainsi que «plusieurs chefs d’Etat africains ont présenté publiquement leurs félicitations… » des chercheurs et médecins internationaux ont proposé la construction du plus grand centre de cancérologie en Afrique à Madagascar. Dans la poursuite des distributions des aides, la prévision est de  «3000 foyers par jours recevront le  «Sosialim-bahoaka» dans les 15 prochains jours pour ce qui est du district d’Atsimondrano ». Au-delà de ce que les analystes et experts  en communication politique constatent,  pour le simple citoyen lambada force est de reconnaître que pour durer dans le long terme, Andry Rajoelina et son régime doivent obligatoirement rester fidèle à leur credo : «l’impératif est de sauver la population malagasy ». Selon Karine Johannes   vis-à-vis d’un peuple appauvri par les «filous» RAVALO  et RAJAO,  le seul et unique atout pour un homme d’Etat c’est une  population qui «garde la foi, croit en son président et suit son exemple et ses instructions ». Même si les distributions des  aides souvent sont piratées et détournées par coquins au profit des copains.

Noel Razafilahy

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