La Gazette de la grande ile

Journalisme : Au revoir Salomon !

Publié le 08 août 2020

Salomon Ravelontsalama, un des fondateurs de la gazette de la Grande Île nous a quitté et la tristesse est telle qu’il est difficile de trouver les mots.  Salomon fait partie de ces personnes discrètes, pleine d’empathie et d’humilité.  Salomon n’a pas utilisé son titre de journaliste pour régler des comptes, il n’est pas dans une optique de compter des points et bomber le torse pour avoir humilier quelqu’un, il n’est pas dans une optique à chercher à faire du mal.  Bien au contraire,  il a de la hauteur de vue et il a utilisé sa belle plume de manière très objective, en prenant du recul sur les choses, sur les événements,  sur les gens. Salomon sait apprécier les gens, il sait écouter les gens,  il n’avait pas d’idée arrêtée et écoutait des voix discordantes. Salomon ne s’est jamais posé en donneur de leçons,  bien au contraire il sait valoriser les gens, il a su valoriser les gens. Et quand il faut dénoncer ce qu’il y a à denoncer il n’a jamais vendu son âme pour défendre l’indéfendable ni pour réduire à néant ceux qu’il aurait pu avoir dans son viseur. Salomon c’est quelqu’un de pondéré, c’est quelqu’un qui a du respect pour les gens.  Salomon Ravelontsalama c’est une belle plume, c’est une belle personne, c’est un journaliste qui a une éthique qui nous quitte. Les journalistes de La Gazette de la Grande Ile retiennent ces valeurs de Salomon et chacun de nous se doit d’être à sa hauteur, ce qui n’est pas chose facile mais la meilleure manière pour nous de lui rendre hommage, de continuer à le faire vivre, c’est de faire en sorte à avoir cette objectivité qui lui tenait à coeur. Puisses-tu reposer en paix Salomon! Tu nous manques déjà !Sincères condoléances à sa famille et particulièrement à sa femme et ses enfants.

La Gazette de la Grande Ile

Salomon Ravelontsalama : une légende, un mentor …

Nous n’arrivons toujours pas à nous faire à l’idée que désormais, Salomon Ravelontsalama, DG Sa pour les collègues, ne franchira plus la porte de notre bureau le soir en tendant la main un par un à tous les employés pour les saluer. Malgré la maladie qu’il endurait depuis des années, Dg Sa a toujours fait preuve de courage en continuant à travailler et en écrivant ces articles sans flancher. Pour les jeunes journalistes, il n’était pas seulement le Directeur Général, c’était le mentor de tous les jeunes diplômés qui se lançaient dans le Journalisme et s’exerçaient comme stagiaire à La Gazette de La Grande île. D’après nos aînés à La Gazette, il était Rédacteur en Chef de Midi Madagasikara et aussi chroniqueur économique. Mais DG Sa, je l’ai connu à La Gazette. Quand j’ai débuté en tant que stagiaire en 2014, lui et notre Rédacteur en Chef m’ont montré les astuces et les techniques à adopter en tant que journaliste à Madagascar. Pour lui, notre plume est sacrée et cela ne s’achète pas. Il m’a fait comprendre qu’être reçu à La Gazette de la Grande est un grand privilège car c’est le seul journal libre qui n’est ni dirigé ni présidé par un politicien. Ici, il a dit, « tu peux exploiter ton plein potentiel et le développer car tu es libre de choisir ce que tu veux dire et quel sujet tu veux traiter ». Il ne s’est jamais comporté comme notre supérieur et faisait toujours passer les jeunes avant lui, à l’heure de rentrer à domicile après le bouclage du journal la nuit. Pendant ses temps libres au bureau, il réunissait les jeunes et leur instruisait. A mes débuts, le journalisme était juste un métier « couloir » en attendant une offre dans un autre domaine. Mais suite aux conseils et aux instructions de DG Sa, j’ai adopté le métier et j’y ai pris goût car je m’y suis épanoui. Depuis, je savais que j’allais pratiquer ce métier au sein de La Gazette de la Grande île encore très longtemps. Si je suis toujours là, c’est en partie grâce à lui. Lors d’une discussion, j’avais dit à DG Sa que je ne pratiquerais jamais ce métier dans un autre journal. DG Sa était l’un des âmes de La Gazette de la Grande île qui m’a fait prendre goût à ce métier et m’a fait comprendre que ce travail a plus de valeur que n’importe quel autre. Même s’il était le Directeur Général, il n’a jamais empêché les jeunes de s’épanouir dans d’autres domaines et il les aidait même à trouver un travail qui les convenait. Beaucoup de jeunes sont passés devant son mentorat et ont pris leur envol dans différents secteurs, mais moi, la renommée et la place qu’a eu DG Sa grâce au métier du journalisme et à La Gazette de la Grande île m’a convaincu de rester et de continuer à exercer en suivant ses conseils. Au sein de notre  journal, moi et mes collègues  pouvons être les journalistes que DG Sa a instruit et pour cela, nous en serons éternellement reconnaissant.

  1. Berado

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