La Gazette de la grande ile

Terres rares : Une opportunité sous conditions

Publié le 18 septembre 2020

La Chine est très intéressée par l’importation de terres rares en provenance de Madagascar. Pour rappel, les terres rares sont dix-sept métaux aux noms inconnus du grand public : cérium, dysprosium, erbium, europium, gadolinium, holmium, lanthane, lutécium, néodyme, praséodyme, prométhium, samarium, scandium, terbium, thulium, ytterbium et yttrium.

Les terres rares sont utilisées pour la fabrication d’alliages légers, lasers, ampoules, supraconducteurs, céramiques, batteries, colorants, catalyseurs, aimants, peintures, sondes et écrans. Elles servent aussi dans les domaines et applications optiques, aéronautiques, mécaniques et magnétiques. Pour être encore plus concret, les terres rares sont utiles pour la fabrication de rayons laser, turbines, systèmes de guidage de missiles, moteurs de véhicules électriques et téléphones portables.

Même si la Chine contrôle 70% de la production mondiale de terres  rares, elle continue à en acheter à tout va pour satisfaire sa consommation industrielle. Cette boulimie chinoise est une chance à ne pas manquer pour les pays africains qui possèdent des terres rares en grande quantité comme Madagascar. Les terres rares sont donc une terre d’opportunités.

Toutefois, Madagascar doit savoir tirer profit de ce nouvel eldorado à travers des partenariats mutuellement avantageux. Après avoir été pillée de ses ressources naturelles par l’ancienne puissance coloniale, la Grande Ile doit veiller à ne  pas brader ses terres rares à la Chine. Les Malgaches doivent intervenir et trouver leur compte à tous les stades, depuis  l’extraction jusqu’à l’exportation. Cependant, la valeur ajoutée sera optimale pour Madagascar lorsque la transformation des terres rares sera assurée par des usines locales, en partenariat avec des spécialistes chinois.

MN et Phil de Fer

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