La Gazette de la grande ile

Confection et sécurisation des sujets du baccalauréat : Le MESUPRES devrait être vigilant

Publié le 22 septembre 2020

Presque un mois avant la date du début des épreuves du baccalauréat, la mise en quarantaine des enseignants et responsables chargés de la confection des sujets a débuté hier. Pendant cette période, ils ne seront en contact avec aucun de leurs proches. Une mesure prise annuellement et concerne tous les examens officiels afin d’éviter la moindre fuite de sujets. Justement, la précedente session du baccalauréat a créé la polémique dans plusieurs localités du pays telles qu’Imeritsiatosika et la région de l’Itasy, Alaotra Mangoro, Toamasina, Majunga, Tuléar et surtout Antananarivo où la désorganisation totale a régné.

En effet, une seconde session a été tenue afin de réparer les préjudices subis par des milliers de candidats. Sur cette affaire, la gendarmerie nationale a effectué plus de 40 arrestations, des hauts responsables, des enseignants et des étudiants ont été concernés. Il y en a ceux qui ont été placés sous mandat de dépôt tandis que les autres étaient sous contrôle judiciaire.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) qui était vraiment pointé du doigt à l’époque, devrait  renforcer les dispositifs de contrôle pour que de telles situations ne se reproduisent. Une défaillance qui a perturbé l’année dernière, le déroulement de cet examen national et a également sali l’image de l’enseignement à Madagascar. Pourtant, les peines prononcées par les juges  semblent minimes par rapport à la gravité de l’infraction,  deux mois de prison ferme et une amende de 200 000 Ariary ainsi qu’un dommage-intérêt symbolique d’un Ariary envers le Mesupres. Vigilance est alors conseillée à ce ministère de tutelle.

Mampionona

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