La Gazette de la grande ile

Traitement de la Covid-19 : La prise en main se dégrade

Publié le 23 septembre 2020

Médiatiquement parlant, la pandémie de Covid-19 est en train de se calmer. En effet, c’est ce que les communications officielles veulent nous faire croire. Les chiffres qui diminuent de jour en jour et les précautions qui se libèrent démontrent que bientôt, l’état d’urgence sanitaire prendra fin. Même si on a déjà repris le cours normal de la vie, c’est l’état d’urgence sanitaire qui sert de balise pour donner l’illusion à l’Etat qu’il est en train de contrôler la situation. Mais avec la diminution des précautions, la prise en charge des malades aussi connaît une dégradation.

Durant l’hiver où la maladie a fait le plus de dégâts visuellement, car beaucoup n’ont pas supporté le virus en période de froid, la prise en charge des malades au niveau des hôpitaux était au plus haut point. Des gens hospitalisés à Anosiala à cette époque ont témoigné que «  Nous avons été pris en charge dans des chambres nettoyées quotidiennement. On avait des repas complets comprenant le petit déjeuner, un goûter vers 10h, le déjeuner, un autre goûter vers 17h et le dîner. Avec ça, on nous donnait des compléments alimentaires et les repas étaient équilibrés. On prenait la douche dans un endroit propre et la température de l’eau était réglable. ».  Notons qu’à cette période, le nombre de malades hospitalisés était au maximum.

L’hiver avait déclenché les symptômes chez la majorité de ceux qui attrapaient le virus. Malgré le nombre de malades à traiter, la prise en main était convenable pour une pandémie. Actuellement, les malades se plaignent. Malgré le fait que les chiffres diminuent et que le nombre de malades à prendre en charge diminue également, la prise en main semble suivre cette tendance de diminution. En effet, elle se dégrade, et pas qu’un peu. Les malades et leurs familles se plaignent qu’on les traite comme des rescapés dans un pays en guerre. Il n’y a aucune considération pour eux. La famille d’un malade à l’HJRA raconte qu’on lui a fait faire des va-et-vient dans plusieurs services sans que le malade soit pris en charge.

Le malade en question présente une forme grave et a un besoin urgent de dialyse, mais on ne se soucie pas de lui. Cette dégradation de la prise en main s’est fait remarquer depuis que le nouveau ministre de la santé publique a pris les rênes. La population attend toujours les preuves palpables qu’il va apporter. Qu’est-ce que le dernier remaniement a apporté de positif dans la lutte contre la pandémie ? A part la fin de l’hiver, qu’est ce qui a contribué à améliorer la situation ? Le climat a aidé l’Etat à limiter les dégâts de la pandémie, mais qu’est-ce que le nouveau gouvernement a apporté ?

          T. B

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