La Gazette de la grande ile

Développement urbain : Sollicite davantage d’investissements

Publié le 08 octobre 2020

Le développement urbain constitue une priorité du régime actuel. Si l’on se réfère aux statistiques, plus du tiers de la population malgache vit en ville et près de 2/3 de la richesse nationale est générée dans et par les villes. « Le processus d’urbanisation rapide mérite donc d’être encadré et accompagné par une politique cohérente afin de transformer les atouts de la concentration des hommes et des activités en ville en de véritables leviers de croissance économique pour le pays », estime Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire et des travaux publics. Madagascar entame une transition une phase de transition urbaine depuis quelques années. Toutefois, la valorisation du secteur est tout récente. Ce n’est effectivement qu’à partir de 2006 que l’on a commencé à lui accorder une place assez significative à travers la politique nationale de l’aménagement du territoire, dont le développement urbain figure parmi les axes stratégiques définis. Le secteur urbain fait ainsi face à de nombreux défis et obstacles. Parmi les plus importants, l’émergence timide et récente du secteur privé et l’insuffisance des investissements publics en termes de coûts. D’après le budget estimatif du programme urbain intégré, le coût s’élève à 2 milliards USD pour les 10 ans à venir. « Ce budget est insignifiant. Nous invitons ainsi l’Etat à investir davantage dans le secteur pour l’intérêt de tous », affirme Harimanana Rabe, DG de l’Aménagement du territoire et de l’équipement. Son financement résulte en effet des ressources propres internes de l’Etat et des dons et prêts. Au cours de ce mois consacré en mois de l’urbain, le ministère de tutelle table alors sur les rencontres avec les acteurs urbains et autres entités pour renforcer les investissements dans les villes. Au programme ainsi la conférence des secrétaires généraux le 9, une table ronde avec le secteur privé le 15 et avec les partenaires techniques et financiers le 25 ainsi la rencontre avec la plateforme des acteurs urbains (société civiles, collectivités territoriales et citadins) le 6 novembre. Le programme urbain intégré constitue la promotion et l’équipement des petites et moyennes villes, la création des nouvelles polarités urbaines, la rénovation de l’agglomération du Grand Tana, l’amélioration de la mobilité urbaine dans les grandes villes autres qu’Antananarivo, la modernisation de la gouvernance du foncier urbain et l’appui à la gouvernance urbaine.

  A.N.

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