La Gazette de la grande ile

EDITORIAL : Premières pluies, premières angoisses 

Publié le 12 octobre 2020

Les premières pluies annoncent la fin de l’hiver, cette mauvaise période qui, avec le coronavirus, a emporté bon nombre de nos compatriotes. Le beau temps et la reprise des activités économiques et quotidiennes donnent du courage et donnent envie de se battre… mais avec le beau temps viennent les pluies et cyclones, sources habituelles d’angoisses. Si rien n’est fait maintenant, au mois d’octobre et novembre, on risque de revoir ces maisons sises sur des zones classées rouges, mais dont les drapeaux rouges ont disparu, qui s’effondrent avec leurs occupants dedans. Si rien n’est fait maintenant, on risque de voir ces enfants qui meurent emportés par les crues, car des immenses trous ” décorent ” nos rues suite aux actes de vandalisme de ceux qui enlèvent les dalles et ces trous béants restent tels quels jusqu’à ce qu’il y ait mort d’hommes. Si rien n’est fait, plusieurs quartiers de la Capitale vont se retrouver de nouveau sous l’eau ou avec l’eau arrivant à la taille, car durant la saison sèche, des Tananariviens jettent sans aucun souci les détritus dans les caniveaux et bouchent ainsi ces derniers. Résultat, il n’y a plus possibilité d’évacuation d’eaux usées. Si rien n’est fait maintenant, on va – dans pas longtemps – voir les mines déconfites des différents responsables présenter des condoléances  ou offrir des aides aux sinistrés. On va entendre les ” opposants ” sauter à la première occasion pour condamner l’inertie et l’incompétence du régime. On va voir la désolation de tous à chaque lendemain de grosses pluies et la peur au ventre de tous dès les gros nuages sur la ville… mais malheureusement, on est dans un pays où les termes ” prévenir “, ” se préparer” restent du domaine de la théorie et cela est valable aussi bien pour les simples citoyens que pour les dirigeants.

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