La Gazette de la grande ile

Les images dans les mots : Urgence après urgence

Publié le 17 octobre 2020

Le pays est continuellement dans une situation de difficulté et ce depuis des années. Les Malgaches sont un peu habitués à des situations de crises, parce que même sans les affrontements directs qui opposent certains protagonistes politiques ou économiques, ils endurent toujours des épreuves. Ceci dit, régime après régime, crise après crise, quelle que soit la situation, il y a toujours urgence après urgence. Parce que la vie même de la société est une urgence, et pour l’administration, et pour le peuple lui-même.

Certes, on commence à sortir de la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 et on ne doit pas encore se réjouir, parce que la maladie est encore là. Mais il y a déjà d’autres urgences qui se montrent. L’Etat est submergé par les différents problèmes qui devaient être pris en main avant la pandémie ainsi que d’autres urgences dont on doit se préoccuper. Déjà la situation qui subsiste dans la région d’Anosy en est une et c’est un problème chronique qu’on doit résoudre. Une solution pérenne pour le Kere doit être trouvée « en urgence » pour que l’année prochaine il n’y ait plus autant de dégâts. On le sait aussi, le Président Andry Rajoelina a des projets de société et ceux-ci ont dû être suspendus, toujours à cause de la pandémie, mais on voit que le Président commence à reprendre cela en main. Le développement du pays est primordial comme le développement de chaque citoyen aussi et cela dépend du développement de chaque région. C’est bien pour cela que le Président a fait un conseil du gouvernorat à Antsohihy, un moment pour lui d’évaluer ce que ces gouverneurs, jusqu’à maintenant au nombre de 18, ont réalisé. Il a exhorté ces dirigeants à respecter le contrat-programme et qu’aucune excuse ne sera plus autorisée vu qu’il a déjà attribué un budget de 1 milliard d’Ariary à chaque région pour son développement.

Ces gouverneurs sont tenus d’assurer la mise en œuvre du Programme Général de l’Etat (PGE) et de la réalisation des Velirano au niveau des collectivités territoriales décentralisées. A chacun son urgence, les politiciens veulent des chaises, la population veut vivre dans la paix, le HCDDED veut à tout prix le respect d’une vraie démocratie et d’un Etat de Droit, Otrikafo veut les Iles Eparses et ainsi de suite. A chacun son urgence.

Riri

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