La Gazette de la grande ile

Circulation des vélos en ville : Besoin d’une sérieuse règlementation

Publié le 21 octobre 2020

Les accidents mortels de vélo se sont multiplié ces derniers temps. En une semaine, on en a recensé 3 aux alentours de la capitale. Tous les 3 sont dus à un vélo qui a roulé au beau milieu de la chaussée et qui s’est fait renverser par une voiture. Les 3 cyclistes sont morts sur le coup.

Les vélos ont toujours fait partie des moyens de transport des citadins. Ils ont été principalement utilisés par les employés des zones franches qui rejoignent le travail très tôt le matin et rentrent le soir. Le pic où les vélos sont nombreux sur les routes, se situe entre 5h et 6h du matin et le soir vers 17h30. Le matin, c’est à des heures où il n’y a pas encore beaucoup de voitures et le soir, c’est durant les heures d’embouteillages où les voitures sont encore coincées en ville. Depuis le confinement et la restriction des va-et-vient, le vélo a connu un essor. Les Tananariviens ont adopté ce moyen de transport pour aller au travail. La vente de vélos a explosé. Ce type de 2 roues à pédale abonde dans les rues. Même après la levée du confinement, beaucoup ont continué de l’utiliser comme moyen de transport, en ville et en périphérie. Cependant, la circulation en ville n’a pas été conçue pour accueillir une telle abondance et surtout une telle variété de véhicules. Il n’existe aucune zone cyclable dans les rues. Les trottoirs sont occupés par les marchands et les piétons empiètent sur la chaussée avec les vélos. Les voitures augmentent en nombre de jour en jour. Les motos et les scooters sont obligés de circuler sans se conformer au code de la route à cause de tout le bordel. L’abondance de ces véhicules sur la route résulte du manque de règlementation à la source, à la vente et lors de la mise en circulation. La majorité de ces vélos circulent sans papier, la majorité de ces voitures ne sont pas à jour dans leurs papiers et les motos et les scooters sont en majorité hors-norme. En tout, c’est la circulation en général à Antananarivo et périphéries qui se compose en majorité de hors-la-loi dont le comportement est favorisé par le laisser-aller des entités responsables. Ces derniers ne réagissent qu’en cas d’accident. Même en pleine ville sous les yeux de la direction générale de la sécurité routière, c’est le bordel du côté d’Alarobia. Les taxis se garent en pleine rue, les voitures utilisent les arrêts de bus comme parking, les rues à 2 voies se transforment en rue à une voie et en parking géant. Si cela continue, les cadavres vont s’empiler dans les rues et le sang n’arrêtera pas de couler.

          T.B

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