La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE 17 NOV 2020/ Parlementaires  réveillez-vous : La récréation  est  finie…

Publié le 17 novembre 2020

Le  discours tenu  un vendredi  13  restera historique dans les  annales  de ce second quinquennat  d’une 4ème République mal partie  sur tous les plans C’est la  faute uniquement à Hery Martial Rajaonarimampianina, le premier Chef de l’Etat arrivé à la Magistrature en l’an 2014   par le  jeu  des candidats  de  substitution et «la parole donnée »  qui n’a pas  été respectée, une majorité parlementaire au  niveau « ZERO » e et toutes dérives institutionnelles  qui  vont  avec.  Si  à l’occasion  de l’inauguration  officielle d’un bâtiment  destiné à l’amélioration du fonctionnement de la plus  haute autorité juridictionnelle  en matière de ………. de l’Etat,  Eric Rakotoarisoa  a  cru  bon  et  nécessaire de  rappeler à tous les  devoirs et obligations  civiques  attachés aux  hautes  fonctions  de  tous les  institutions de la  République c’est parce c’était  nécessaire. Par le passé, la mauvaise  gouvernance flagrante  aidant, à plusieurs occasions le pays  tout entier  était  au  bord  de la  guerre civile. Depuis la motion  d’empêchement  de feu  le Pr. Albert Zafy  jamais  encore le  climat politique de la capitale n’a été aussi préoccupante  qu’avec la pratique effrénée de la prostitution politicienne de l’usage des mallettes  et  enveloppes remplies de liasses de  billets  de banques suivi de cet inexplicable pacte de responsabilité avalé de  travers par l’opinion.

Heureusement pour tous  que dans une  réaction  de  rétablissement  salutaire tout est  rentré  dans l’ordre. Finalement, les  élus du peuple toutes  tendances  confondues prenant  conscience de la nécessité de  se  comporter  dans l’esprit de ce pouvoir démocratique dicté par la  Loi  Fondamentale, les locataires de Tsimbazaza ont secoué le  joug  d’un Pouvoir  Exécutif capable de  toutes les  déviations institutionnelles. Ce  qui devait  arriver  arriva ! Sous les yeux  du  reste  du monde d’après un  article d’Olivier   Caslin  de  Jeune Afrique parce  qu’ «un groupe de députés refuse de voter des lois présentées à l’Assemblée, va faire entendre son désaccord dans la rue et très vite il demande la démission du président, du gouvernement et de plusieurs corps constitués(…) Le président  de l’époque trouve que «le rejet de ces lois électorales n’était qu’une excuse fallacieuse pour d’autres revendications ». Et dans  son  aveuglement, pour diaboliser le mouvement  de colère populaire de ses administrés descendus dans la  rue,  buté  comme il  était, celui qui n’était plus que  RAJAO tente de faire  croire que «l’opposition n’a toujours pas digéré ma victoire de 2013. Ce ne sont que des manœuvres, sans fondement,… » Et pour  se  donner le  bon  rôle il a le  culot  de prétendre  qu’il s’ «attelle à la reconstruction politique, économique et social du pays, d’autres préfèrent s’évertuer» à le «déstabiliser… »

Nous  savons  tous la  suite. Grâce à la  détermination  de quelques  parlementaires  toujours  selon la même source la HCC « est incontestablement sortie de son rôle, mais en allant au-delà de ses responsabilités, elle oblige les politiciens à prendre les leurs, résume un représentant de la communauté internationale dans la capitale malgache (…). Pour  sortir  de l’impasse de  ce mois  de mai 2018 provoquée par des députés contestataires «réunis autour de leur président, Jean-Eric Rakotoarisoa, les neuf sages de la HCC n’ont pas osé déchoir le président, même s’ils reconnaissent ses manquements, à quelques mois seulement d’un scrutin prévu avant la fin de 2018. »(…) À l’heure des comptes et des premières défections, … » Rajao était pratiquement isolé «un peu plus seul dans son grand palais d’Iavoloha, situé à l’extérieur d’une capitale où tout s’est joué. « Il a commis trop de maladresses. Il n’a pas su imposer les décisions qui lui auraient permis d’apparaître comme un rassembleur », avait confié à  Olivier  Caslin un  de  ses propres conseillers. Depuis, au pays des  alternances  extraconstitutionnelles cyclique  d’antan,  avec le retour  triomphal  d’Andry  Rajoelina  que le « ni,ni…» des ingérences diplomatiques partisanes de 2013 avait écarté  des années  du pouvoir, plus  rien  n’est plus  comme  avant. Sous le  signe de la  Démocratie au nom d’une Constitution  en  vigueur, avec une majorité parlementaire fiable, malgré les aléas d’une pandémie que l’Etat  d’Urgence Sanitaire, l’exploit des scientifiques locaux et le  succès d’une tisane qu’au  début l’opinion internationale avait boudée, sous la  conduite  d’Andry Rajoelina le régime actuellement au pouvoir amorce un début  d’efforts  vers la bonne gouvernance. Pour y  arriver les  décideurs doivent  compter  sur des parlementaires  décidés qui ont choisi d’adopter  que  «le premier devoir de la majorité c’est  de  donner la possibilité au  gouvernement  qu’elle a mis  en place de  gouverner ; d’aider à atteindre les  objectifs qu’elle s’est  fixé durant la  campagne  électorale. Elle doit  également lui  donner les moyens de  résister  aux  critiques… » en donnant les moyens juridictionnels  à la  Haute Cour  de  Justice  de punir les  grands voleurs  de la  République  tels  que Hery Rajaonarimampianina, Olivier Mahafaly Solonandrasana des ministres compromis  et mouillés  dans  des dossiers de  divers  trafics illicites  et octrois abusifs  de marchés publics. A noter  que les  yeux de la population  sont  tournés vers les  députés  actuels à  cause de la  défection  honteuse de leurs prédécesseurs  qui ont  acceptés d’être purement achetés à  coups  de milliards d’Ariary pour favoriser le «classement  sans suite » des procédures concernant la bande à Rajao.  Comme il  fallait  s’y  attendre l’affaire Houcine  Arfa au niveau  de la  Justice  française attend ce  beau monde pour  répondre des méfaits  graves. En résidence en  France les personnalités  concernées devront répondre d’avoir «dépouillé,  torturé et  accusé à  tort un  citoyen  français »  en la personne  de  cet évadé célèbre.

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