La Gazette de la grande ile

Gyrophares et sirènes : Retour des abus

Publié le 30 novembre 2020

Peu après la prise de fonction du Président de la République et la nomination du Premier Ministre, celui-ci s’est montré strict au sujet de l’utilisation des véhicules administratifs et des convois officiels. La population a apprécié le fait que l’utilisation des gyrophares et des sirènes se limite au cortège présidentiel, aux ambulances et aux pompiers. La disparition des abus a constitué un point positif pour le régime et en particulier pour le Premier Ministre. Malheureusement depuis quelques mois, on assiste à un relâchement. Certains ministres, secrétaires généraux et directeurs généraux de ministères et quelques hauts gradés ont repris goût à se frayer un passage dans les embouteillages en ayant recours de manière intempestive aux gyrophares, aux sirènes, aux feux de détresse, aux voitures ouvreuses et aux motards zélés. Il faut reconnaître que ces hautes personnalités ont de lourdes responsabilités et un emploi du temps extrêmement chargé. Pourtant, les contraintes de temps, les impératifs de dernière minute et les réunions imprévues ne sont pas une excuse pour faire un usage immodéré et injustifié des gyrophares et des sirènes et mépriser les instructions strictes du Premier Ministre. Le manque de constance dans la rigueur risque d’anéantir les efforts entrepris par le Premier Ministre pour restaurer l’Etat de droit, lequel tient à peu de chose. On peut saluer l’exemplarité du Président Andry Rajoelina qui parfois n’utilise ni gyrophares ni sirènes alors que son cortège est coincé dans les embouteillages.

Phil de Fer

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