La Gazette de la grande ile

Tortues saisies : Leur survie à ne pas négliger !

Publié le 02 décembre 2020

Le trafic d’espèces sauvages est très répandu à Madagascar incluant les tortues dont les saisies ne sont pas des moindres dans le pays. Et oui, les tortues font partie des animaux les plus prisés des trafiquants et cela ne date pas d’hier. Les multiples saisies effectuées en sont d’ailleurs la preuve. Ces tortues saisies ne sont pas tout de suite remises en liberté dans la nature, mais sont confiées aux bons soins de Turtle Survival Alliance (TSA) qui vient de recevoir une subvention de 150 000 dollars de la part du gouvernement américain afin d’assurer la survie de plus de 24 000 tortues saisies. C’est bien de les saisir, mais il faut aussi penser à leur survie. Outre la santé et les moyens de subsistance de la population malagasy, la pandémie de COVID-19 met également en péril les milliers de tortues sérieusement menacées d’extinction, actuellement confiées aux bons soins de Turtle Survival Alliance (TSA). Face à une baisse prévue de 80% du financement de ses plus fervents sympathisants (les zoos et les aquariums maintenant fermés en raison du COVID-19), la TSA pensait qu’elle serait obligée de relâcher prématurément des milliers de tortues en voie de disparition sous sa garde à Madagascar. La conservation de la biodiversité et la lutte contre le trafic d’espèces sauvages sont des priorités majeures pour le gouvernement américain, ce qui rend sa collaboration avec TSA un partenariat naturel. En vertu de la loi Eliminate, Neutralize, and Disrupt (END) Wildlife Trafficking Act, les États-Unis ont désigné Madagascar comme « pays cible » et « pays préoccupant » et collaborent avec l’Etat malagasy pour combattre le commerce illégal des ressources naturelles et la corruption officielle qui y est associée. Il faut dire que les trafics illicites ne manquent pas dans le pays et les tortues sont assez prisées de par leur valeur sur les marchés illicites, ce qui en fait une cible importante pour le trafic d’espèces sauvages national et international.

Jean Riana

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