La Gazette de la grande ile

Ravinala Airports : Les faits donnent raison à notre journal (2ème partie)

Publié le 28 décembre 2020

Le régime de Hery Rajaonarimampianina signe un mémorandum accordant pour 25ans une concession de la gestion des aéroports d’Antananarivo-Ivato et de Nosy Be-Fascene au groupe chinois Afeec. Le mémorandum n’est pas appliqué. Il sert uniquement à faire monter les enchères, comme le démontre le déroulement des faits ci-après. Fort de ce mémorandum, l’équipe de Hery Rajaonarimampianina se rapproche des grands noms français de la gestion aéroportuaire. L’association de malfaiteurs se met en place pour organiser et mettre en œuvre un semblant d’appel d’offres alors que tout est joué d’avance. En février 2015, l’Etat Malagasy lance un Appel à Manifestation d’Intérêt sur la sélection d’un Partenariat Public Privé pour la meilleure exploitation des aéroports d’Ivato et Nosy Be. En mars 2015, sur la base de cet Appel à Manifestation d’Intérêt, les candidats présélectionnés  sont les suivants: le Groupe Vinci, le Groupement Adema-Afeec et le Consortium Meridiam-Groupe ADP International-Bouygues Bâtiment International et Colas. Début avril 2015, Adema se désiste en prétextant l’absence de garantie étatique mais son partenaire, le groupe chinois Afeec, reste dans la course. Fin avril 2015, au terme de l’analyse des offres, le Consortium Meridiam-Groupe ADP International-Bouygues Bâtiment International et Colas arrive en première position comme adjudicataire provisoire. En juillet 2015, la concession est octroyée pour 28 ans, au Consortium formé par Meridiam (45%), Groupe ADP International (35%), Bouygues Bâtiment International (10%) et Colas (10%). Par la suite, ce Consortium est converti en société anonyme et prend la dénomination de Ravinala Airports. En 2016, le transfert d’exploitation des deux aéroports au profit de Ravinala Airports est officialisé. Ce changement d’adjudicataire s’explique par des commissions substantielles qui ont été partagées notamment entre Hery Rajaonarimampianina, James Andrianalisoa, Rivo Rakotovao, Henri Rabary-Njaka et Hugues Ratsiferana. Ce dernier ne saurait nier que les négociations ont été menées en partie dans le grand restaurant Tour d’Argent à Paris. La corruption est aussi flagrante que grossière.

R. Lola et Phil de Fer

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