La Gazette de la grande ile

DOSSIER : 2021 ? Adoptez une attitude positive, et peu importe ce qui vous arrive dans la vie

Publié le 30 décembre 2020

Voici donc venue l’heure de mon dernier article de cette année 2020 qui tirera à sa fin demain 31 décembre, jour de la saint Sylvestre. Qui c’est celui-là vous demandiez-vous depuis fort longtemps ? Allons-y pour enrichir votre culture personnelle.

Silvestre ou Sylvestre (du latin «silvestris» signifiant «relatif à la forêt»), né à Rome en l’an 280, était un citoyen romain aisé, fils de Justa et de Rufin, un prêtre. Mais son éducation fut confiée au prêtre Cyrinus. Lorsqu’il a atteint la majorité, et qu’il fut donc en âge de disposer de sa fortune, Sylvestre s’est plu à donner l’hospitalité aux chrétiens étrangers qui passaient à Rome. Il les invitait chez lui, lavait leurs pieds, leur servait à manger, et leur donnait tous les soins des plus sincères hospitalité et charité chrétiennes.

Un jour, un renommé confesseur de la foi, dénommé Timothée d’Antioche, arriva à Rome, mais personne n’avait osé le recevoir. Il faut dire qu’à cette époque, la persécution des chrétiens existait mortellement bel et bien. Sylvestre l’a accueilli chez lui et, durant une année, Timothée d’Antioche procéda à de nombreuses conversions. Face à cela, Tarquinius, alors préfet de la ville, ordonna sa décapitation sans aucune autre forme de procès.

Sylvestre emporta alors en catimini le corps de Timothée d’Antioche et, avec l’aide du pape Miltiade, l’ensevelit non loin du tombeau de saint Paul. Ayant appris ce fait, grâce à son réseau d’espions, le préfet Tarquinius fit interpeller Sylvestre, lui ordonna de livrer les biens de Timothée et de renier sa foi. Sylvestre refusa et fut arrêté. Traduit devant le tribunal du préfet, comme étant receleur des trésors du martyr, Sylvestre déclara : «Timothée ne m’a laissé que l’héritage de sa foi et de son courage». Le préfet le menaça alors de mort et le fit jeter en prison. Sylvestre, en quittant la salle d’audience, lui annonça : «Insensé, c’est toi-même qui, cette nuit, vas rendre compte à Dieu !».

Et l’inimaginable, dans l’esprit des simples mortels, survint. En effet, cette même nuit, au cours de son dîner, Tarquinius mourut étranglé par une arête de poisson. Quelles furent les conséquences de cette mort subite ? D’abord, la crainte du châtiment divin amena les persécuteurs à réviser leur jugement et Sylvestre fut libéré sur-le-champ. Ensuite, le pape qui devint saint Miltiade -ou Melchiade- (sanctus Miltiade), l’ordonna prêtre. Enfin, il fut élu à la succession de Miltiade, en tant que pape Sylvestre 1er.

Ainsi, Sylvestre 1er, a été le 33ème pape de l’église catholique romaine. Il occupa le Saint-Siège durant près de 22 ans (de 314 à 335) sous le règne de l’empereur Constantin le Grand (306-337). Le premier concile de Nicée (325) se tint sous son pontificat (bien qu’il n’y participa pas lui-même), qui vit la condamnation de l’hérésie du prêtre Arius, l’arianisme (doctrine christologique non trinitaire). C’est sous son règne que le christianisme fut reconnu comme religion de l’Empire romain avec la conversion de l’empereur Constantin le Grand qui fit bâtir : l’archibasilique Saint-Jean de Latran (Archibasilica Sanctissimi Salvatoris en latin et Arcibasilica di San Giovanni in Laterano en italien, une des quatre basiliques majeures de Rome) ; la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem (Basilica Sanctae Crucis in Hierusalem, en latin et Basilica di Santa Croce in Gerusalemme en italien, une des sept églises de pèlerinage à Rome) ; la basilique de Saint-Paul hors les Murs (Basilica Sancti Pauli extra moenia en latin et Basilica di San Paolo fuori le Mura en italien, une autres des quatre basiliques majeures de Rome).

Saint Sylvestre (sanctus Silvester) est décédé le 31 décembre 335. Il est enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria. Il s’agit de l’ancienne voie romaine allant de Rome, par la Porta Salaria dans le mur d’Aurélien, à Castrum Truentinum sur la côte de la mer Adriatique, à 242 km. Elle longeait la rive gauche du Tibre, puis passait par Reate et Asculum. Tout cela se trouve dans l’actuelle Italie.

Dans la foulée, il est aussi utile que vous sachiez que la fête du Nouvel an elle-même trouve son origine à Rome. En effet, la nuit précédant le 1er janvier, le 31 décembre donc, les Romains faisaient un long repas qui leur permettait d’attendre l’arrivée de la nouvelle année. Selon la tradition, plus le nombre de plats servis au cours de ce repas était grand, plus l’année à venir serait prospère et abondante. Cette tradition avait rayonné au rythme de la colonisation romaine. Malheureusement, avec cette pandémie du coronavirus qui, à partir de mars 2020, a empoisonné le quotidien de presque tous les êtres humains de la planète entière, cette tradition n’est plus que de l’histoire ancienne. En passant, en parlant du 1er janvier, ce sont encore les Romains qui avaient dédié ce jour à Janus, le dieu des portes et des commencements. D’ailleurs, le mois de janvier doit son nom au dieu Janus. Ce n’est que depuis 1622, que le nouvel an a été fixé au 1er janvier. Une mesure prise par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi) qui a permis, surtout, de simplifier le calendrier des fêtes religieuses catholiques. Il faut rappeler, ici, que c’est le 24 février 1582 à Tusculum (actuellement Frascati) que le pape Grégoire XIII (Ugo Boncompagni) a délivré la bulle Inter gravissimas qui institua la réforme du calendrier julien (introduit par Jules César en 46 av. J.-C. pour remplacer le calendrier romain républicain). Le calendrier grégorien naquit alors, qui est universellement utilisé de nos jours.

Tout cela expliqué, cette année 2020, qui va définitivement faire aussi partie du passé, demeurera une année à double zéro sur de nombreux points dans la mémoire collective de l’Humanité. Mais, contrairement à ce que vous espériez, je vais tirer un trait définitif sur ce qui s’est passé, ici ou ailleurs, et vous inciter à aller de l’avant. Et vous comprendrez aisément le lien avec l’histoire de saint Sylvestre. Déjà, que ce qui suit est signé les Anges Gardiens…

Dans 2021, il y a le nombre 1. Celui-ci fait référence à de nombreuses choses positives telles qu’un nouveau départ, l’indépendance ou encore le progrès. Il vous invite à suivre le chemin qui vous mène au succès. Il tente de vous expliquer que même en étant seul, vous pouvez accomplir de grandes choses.  Parfois, vous avez cette sensation d’être seul au monde. Sachez que c’est tout à fait le contraire. Le nombre 1 vous rappelle que vous avez un lien particulier, une connexion avec un autre être. Vous devez laisser la vie faire les choses et vous devez penser positivement. Demandez-vous ce que vous voulez réellement et laissez vos peurs ainsi que vos craintes de côté.

Adoptez une attitude positive, et peu importe ce qui vous arrive dans la vie. C’est l’une des interprétations la plus importante du nombre 1. Ne doutez jamais et allez de l’avant. Les anges savent que vous aspirez à quelque chose de meilleur, qu’il y a des objectifs que vous n’avez pas encore atteints. Considérez ces derniers comme des défis et atteignez-les facilement avec toutes ces énergies positives qui sommeillent en vous. Vous avez peut-être échoué une fois, ce n’est pas une raison suffisante pour baisser les bras. Les archanges (archange vient du grec arkhángelos composé du mot arkhè signifiant  à la fois «commandement» et «commencement» (la «tête» en quelque sorte) et de ángelos voulant dire «messager») vous disent de recommencer. Cette fois-ci, vous devez être optimiste. Ne pensez qu’à une seule chose : votre réussite. Qu’il s’agisse d’un souci professionnel, d’un problème de cœur ou d’un souci financier, laissez les anges s’en occuper.

Le nombre 1 tente de vous rappeler que vous êtes une personne forte, indépendante, motivée, autonome et unique. À vous seul, vous avez la capacité de créer votre propre monde, plein d’amour, de bonheur et de gloire. Ayez confiance en vous ! Ce sera un peut-être difficile, après  tout ce que vous avez dû endurer, mais n’oubliez pas que, sans ces échecs, vous ne seriez pas la personne que vous êtes aujourd’hui. Le message du nombre 1 pour vous est très rassurant. Les anges vous indiquent à leur façon que vous n’avez plus rien à craindre du moment que vous avez foi en vous.

Plus facile à dire qu’à faire que tout cela, diriez-vous. Mais dire cela, c’est déjà vous avouer vaincu(e)s, terrassé(e)s par le Malin ! Au lieu de vous entrainer dans un dédale de déjà-vu, déjà-lu, déjà-entendu, je vous invite à suivre la philosophie de John Heyl Vincent, un évêque américain de l’Église épiscopale méthodiste, né le 23 février 1832 et décédé le 9 mai 1920. Il s’agit d’une résolution qu’il a publiée sous forme de calendrier en 1915, et qui doit être suivie quotidiennement, tant bien que mal, tous les 365 jours de la nouvelle année 2021 qui pointe à l’horizon des espoirs renouvelés.

« A resolve for every morning of the New Year. I will this day try to live a simple sincere and serene life repelling promptly every thought of discont, anxiety, discouragement, impurity and self-seeking cultivating cheerfulness, magnanimity, charity, and the habit of holy silence, exercising economy in expenditure, carefulness in conversation, diligence in appointed service, fidelity to every trust and a child-like trust in God».

Fanapahan-kevitra isaky ny marain’ny taom-baovao. Androany aho dia hanandrana hiaina fiainana tsotra, milamina, lavitry ny fiahatsaram-belatsihy ; hanalavitra tsy ankiambamba ny atezerana, ny tebiteby, ny fahakiviana, ny sain-dratsy sy ny fitiavan-tena. ; hikolokolo ny fifaliana, ny fahatsoram-po, ny fanampiana ny hafa sy ny fahazarana manaja ny fahanginana izay volamena ; hihezaka tsy handany vola fahatany, hitandrina rehefa miresaka, hanatontosa an-kitsi-po ny andraikitra sahaniko, tsy hamadika ireo olona nanome fahatokisana ahy ary hino an’Andriamanitra amin’ny fon’ankizy.

Une résolution pour chaque matin du nouvel an. J’essaierai, ce jour, de vivre une vie simple, sincère et sereine ; repoussant sans hésitation toute pensée de mécontentement, d’anxiété, de découragement, d’impureté et d’égoïsme ; cultivant la gaieté, la magnanimité, la charité et l’habitude du silence sacré ; faisant preuve d’économie dans les dépenses, de prudence dans la conversation, de diligence dans tout travail à effectuer, de fidélité dans chaque relation et d’une croyance d’enfant en Dieu.

Voilà, votre avenir dépend de vous-mêmes. Vous voulez vivre dans un paradis sur terre ? Soyez positifs, éloignez-vous des êtres malfaisants autant pour eux que pour les autres et mieux vaut en rire. Vous voulez que les 365 jours de 2021 deviennent un enfer ? Alors croyez, à en mourir, aux «Fake news», à la rumeur («Tsaho») et à la désinformation («Misinformation »).  Mais au final, entre la faim et la fin, la fin de la faim et la fin qu’on feint d’ignorer, tout n’est question que de volonté. Et à chacun ses souhaits ! Faut pas rêver, Jeannot, s’exclameront les pessimistes. Ils ignoreront alors jusqu’à l’heure de leur fin ce que veut dire : qui veut peut. Le pire comme le meilleur, of course… C’est une question d’un choix que chacun de nous possède. Un peu comme le libre artibtre. Mais, en 2021, il faudra arrêter, déjà, de rejeter ses mauvais choix sur ceux des autres. Que les incapables paient pour leur incapacité ; que les incompétents paient pour leur incompétence ; que les prisons ne soient plus remplies d’innocents, à cause de complaisances et de corruption de haut niveau et que les fauteurs de trouble soient sévèrement punis selon les lois devant être respectées et appliquées à la lettre. Ainsi, Madagascar, en 2021, ne doit pas être une utopie (Idéal, vue politique ou sociale qui ne tient pas compte de la réalité).

Jeannot Ramambazafy

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