La Gazette de la grande ile

Facturation : La Jirama demande 71 milliards d’ariary aux usagers

Publié le 30 décembre 2020

Bon nombre des abonnés de la compagnie d’eau et d’électricité n’ont pas pu payer leur facture, à cause des mesures de confinement depuis le mois de mars. Mais la Jirama se fiche pas mal des lacunes que les usagers subissent, depuis tout ce temps. Plus de 150 000 usagers doivent 71 milliards d’ariary à la Jirama, suite à l’autorisation de non paiement de leurs factures durant la crise sanitaire (depuis mars 2020), a indiqué le directeur commercial de cette société d’Etat, Thierry Ramangasoavina. Environ 100 000 clients de cette société d’Etat, qui doivent 39 milliards d’ariary de factures impayées sont des usagers d’Antananarivo, a-t-on indiqué. 10% de ces usagers ont déjà pu régler leurs dus, c’est à dire environ 4 milliards d’ariary. Il est à souligner que les clients de la Jirama qui n’ont pas pu payer leurs factures à temps, ont été notifiés depuis le mois d’octobre. A partir de janvier 2021, les factures des usagers qui n’ont pas négocié leurs paiements échelonnés se verront majorées de leurs reliquats de 2020. Ces reliquats seront toutefois payés en plusieurs tranches, a-t-on indiqué. Et la qualité de service de cette soi-disant société d’Etat équivaut-elle à combien de milliards ? Qu’en est-il des dégâts causés par les fréquents délestages, les fluctuations incontrôlées de la tension et les coupures intempestives ? Au contraire, la Jirama doit des milliards aux usagers pour les appareils détruits par les coupures intempestives. Et les vols de gasoil perpétrés par certains employés de la Jirama, qui entraînent des coupures d’électricité. Au détriment des autres, la société fait supporter ses erreurs aux usagers. Pourquoi ne pas basculer petit à petit ces ménages en prépayé ? Maintenant qu’on a pu établir une forme de segmentation. Ce chiffre prend-il en compte les erreurs de facturation de la Jirama pour lesquelles un recalcul est nécessaire ? La Jirama se trouve dorénavant dans une situation critique et ne sait d’autre qu’abuser ses clients en leur demandant de remplir ses pertes. Elle entre dans les détails quand il s’agit de ses intérêts, mais tourne en rond quand il s’agit du client, comme c’est le cas pour les surfacturations et abus. Normalement, chacun est quitte avec tout le délestage, les dégâts matériels, les services pourris et la hausse du prix des factures. Quand on réclame aux clients d’être rigoureux, il faudrait que le fournisseur le soit aussi.

Nandrianina A

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