La Gazette de la grande ile

chronique : Pas d’agressions inutiles; Préférez le respect mutuel !

Publié le 30 décembre 2020

Quoi de plus grave que ces affrontements fratricides. Il n’y a rien de plus déplorable que des civils qui s’attaquent à des forces de l’ordre de leur propre pays ou l’inverse. Il y avait ce drame qui s’est passé à Imerintsiatosika. Peu importent les motifs ou raisons invoquées, rien ne peut justifier l’acte en lui-même. On peut invoquer n’importe quelle motivation, la loi est claire et limpide sur le principe de la légitime défense et l’obligation sur le rétablissement de l’ordre. Face à des assaillants dont l’intention malveillante de l’entente criminelle est visiblement flagrante (circonstances aggravantes), la sévérité de la répression (en vertu de l’aggravation légale) est assurée à l’égard de tous les participants et les forces de l’ordre avaient pour obligation légale et aussi «ordre de repousser l’attaque» de protéger le site considéré légalement comme «zone rouge». D’après un communiqué de la Gendarmerie Nationale dans la nuit du samedi au dimanche, une foule de civils a saccagé, puis incendié le poste de la gendarmerie. Le but logiquement était parti de l’intention de quelques individus qui auraient excité le voisinage afin de venger un de leurs amis suspectés dans une affaire d’attaque à main armée dans la localité. Or l’individu grièvement blessé serait décédé par suite de ses blessures après avoir tenté sans succès de sauter d’un mur pour échapper à ses poursuivants.

Il existe deux versions différentes de ce qui s’est passé. Contrairement à ce qu’on avait fait croire à tort à la foule, la personne décédée au cours de son transport vers l’hôpital n’a pas été tuée par balle. Des faits que les enquêtes officielles ne manqueront pas de mettre au clair. Une fois l’incident maîtrisé par le renfort en provenance d’Antananarivo, les premières investigations pour que les «recherches se poursuivent afin de déterminer tous les responsables… », ont permis d’arrêter 6 personnes soupçonnées d’avoir pris part à l’émeute… Le bilan est actuellement d’un mort, trois gendarmes blessés, le camp de la Brigade ravagé à 50% et des motos incendiées… A tort ou à raison, des observateurs font des rapprochements entre ce climat de trouble de l’ordre public d’Imerintsiatosika et les récents propos menaçants médiatisés de deux parlementaires proches du parti TIM lourds de sous-entendus concernant une détermination de provoquer de l’agitation au détriment du «pouvoir actuel» sous prétexte qu’après deux années de présence, le régime en place ne mérite pas de rester en place.

Malheureusement, comme pour donner raison à des agitateurs qui n’attendent que l’occasion se présente pour se livrer à des mouvements de déstabilisation, au sein même du pouvoir, parmi les proches collaborateurs du Président de la République, des courtisans opportunistes prêtent le flanc aux dénigrements de ces derniers. Il y avait les pillages honteux des matériels de forages des sites de gaz de Mahaboboka sur la RN7. Livrés à des paysans excités selon des sources fiables, des matériels qui pouvaient encore servir pour l’extraction de gaz laissés sur place par des investisseurs étrangers furent vandalisés, livrés et transportés par camions à des commerçants de Toliara, sous le nez et à la barbe des autorités civiles et judiciaires. Des insinuations font croire que le ministre Tinoka Roberto montré du doigt dans d’autres affaires obscures, l’aurait laissé faire au profit de quelques amis Karana de la région. D’autres sources font également état d’un affrontement entre des paysans victimes de spoliation de leurs terrains par l’épouse du même ministre Tinoka Roberto et des forces de l’ordre chargées de la protection de celle-ci, quelque part du côté d’Amparafaravola dimanche dernier. Il y aurait mort d’homme par balle (le conditionnel est de rigueur) parmi les manifestants scandalisés par les abus qu’ils subissent de la part de cette illustre épouse qui se livre à des exploitations minières sur leurs propriétés. Pourquoi faut-il que des personnalités suffisamment enrichies comme le couple Tinoka Roberto, se livrent encore à des activités qui finalement finissent par éclabousser l’image de tout le gouvernement ?

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