La Gazette de la grande ile

Pickpockets : Les autorités doivent frapper fort

Publié le 30 décembre 2020

Avec la fin du confinement, les marchands sont contents de vendre à nouveau leurs marchandises à des acheteurs avides de consommer. Ces derniers ont le moral dans les chaussettes en raison d’une perte de pouvoir d’achat. Malgré un avenir incertain, ils aiment voir les magasins, davantage par curiosité que par frénésie d’achat. Quand les consommateurs se rendent au marché, nombreux sont ceux qui, malheureusement se font dérober par des pickpockets. Ceux-ci sont si discrets si habiles et si rapides que leurs victimes n’ont que leurs yeux pour pleurer une fois qu’elles découvrent le méfait. Celles et ceux qui ont été victimes d’un pickpocket sont traumatisées et s’en souviennent toute leur vie. La cessation du confinement est une aubaine pour les professionnels du vol à la tire. Autrefois, les pickpockets étaient des jeunes hommes mal fagotés de condition modeste. Aujourd’hui, ce sont des femmes et des hommes de tout âge, sales ou propres, bien habillés ou en guenilles. L’âge et l’apparence sont trompeurs. Par conséquent, il faut être extrêmement vigilant à chaque fois que l’on se rend dans un marché ouvert ou fermé. La prudence doit primer car les voleurs guettent tous les faits et gestes de leurs proies. Peu de voleurs sont pris la main dans le sac. En théorie, ceux qui se font prendre en flagrant délit doivent être conduits au poste de police ou de gendarmerie le plus proche pour être traduits en justice. Pourtant, nombreux sont les voleurs qui sont relâchés par certains policiers ou gendarmes complices ou indifférents. Cette impunité agace une population excédée par la dureté de la vie. De plus en plus de voix s’élèvent en faveur d’un retour aux représailles ultraviolentes immédiates contre les voleurs. Pourtant, cette vengeance personnelle et privée va à l’encontre du principe de justice républicaine. C’est pourquoi les autorités doivent frapper fort lorsque les voleurs à la tire sont conduits à la police ou à la gendarme. Ils doivent comparaître en justice selon la procédure de flagrant délit. A leur tour, les juges doivent prononcer une peine sévère, surtout pour les voleurs récidivistes.

  1. GASPARD

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