La Gazette de la grande ile

Ravinala Airports : Les faits donnent raison à notre journal (6ème partie)

Publié le 13 janvier 2021

En concluant un pacte de corruption avec Ravinala Airports, Hery Rajaonarimampianina et certains de ses ministres et conseillers (notamment Rivo Rakotovao, Hugues Ratsiferana, et Henri Rabary-Njaka) savaient qu’ils allaient faire couler Air Madagascar, mettre à genoux Sofitrans et ennuyer Adema. En empochant de confortables commissions, ils se doutaient bien que Ravinala Airports devrait récupérer de la main droite ce qu’elle  avait donné de la main gauche. On comprend dès lors pourquoi la convention de concession est remplie de clauses léonines. Le déséquilibre au détriment de l’Etat (autorité concédante) et au profit de Ravinala Airports (concessionnaire) est flagrant.

Pour preuve, les activités réservées à l’Etat sont les services de navigation aérienne et de météorologie, les services de douanes, d’immigration, de police, de police des frontières et de gendarmerie, les services de santé publique, les services sanitaires et le contrôle aux frontières et la règlementation aéronautique à l’extérieur du site. Tout ça est bien beau et prestigieux mais ce ne sont que des postes de dépenses. Il n’y a rien de rentable.

En revanche, toutes les activités concédées à Ravinala Airports sont extrêmement profitables, aussi bien en ce qui concerne les services aéronautiques que les activités extra-aéronautiques. On peut citer la maintenance des biens, l’exploitation du fret, l’exploitation du terminal domestique, l’assistance en escale, la gestion des parcelles, le marketing, le développement des liaisons aériennes, les relations publiques, la restauration en vol, les stationnements, les services commerciaux aéronautiques (boutiques hors-taxes, salons d’affaires, services bancaires, bureaux de change, fourniture d’espace, publicité), la gestion de la sécurité aéronautique, la signalisation, l’information générale aux passagers et visiteurs, l’exploitation des zones publiques, les fournitures de bureaux, la gestion des déchets, le traitement des eaux et les fonctions managériales.

Ravinala Airports se sent pousser des ailes depuis qu’elle monopolise tous les centres de profit. Elle fait preuve d’une arrogance néocolonialiste et veut faire la pluie et le beau temps pour optimiser ses profits. On retiendra que la toute-puissance de Ravinala Airports s’est bâtie au détriment de l’Etat Malagasy et, en particulier, au préjudice d’Air Madagascar. Après ses déboires avec Air France et Air Austral, la compagnie aérienne nationale a été progressivement vidée de sa substance par Ravinala Airports.

R.Lola et Phil de Fer

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