La Gazette de la grande ile

Gilbert Biny : Victime d’un acharnement non mérité

Publié le 18 janvier 2021

Gilbert est un Zanatany de 72 ans, très attaché à Madagascar où il réside avec sa compagne malgache qui a des soucis de santé. Il a fondé de nombreuses sociétés commerciales et industrielles, parmi lesquelles STA Aviation. Cette compagnie aérienne est au cœur de l’affaire des 73,5 kilos d’or car c’est un petit avion immatriculé au nom de STA Aviation qui a transporté les fraudeurs et leur cargaison illégale du précieux métal. Parmi les premières personnes placées en détention préventive, il y a eu, entre autres, les complices des auteurs du transport illicite d’or, des employés de l’Aviation Civile de Madagascar et des salariés de STA Aviation. Par la suite, d’autres personnes ont été placées en détention préventive au fur et à mesure que l’instruction a évolué.

Une majorité de l’opinion publique est persuadée à tort que la détention préventive équivaut à une culpabilité. En vérité, la détention préventive est une mesure provisoire. Ce n’est pas une condamnation définitive. Par conséquent, il est possible que des individus placés en détention préventive bénéficient d’un non-lieu à l’issue de la phase d’instruction, d’un renvoi des fins de la poursuite ou d’une relaxe à l’issue de leur procès ou au contraire qu’ils soient condamnés à une peine de prison ferme ou avec sursis. Le jugement rendu dépendra de l’intime conviction du magistrat et des preuves en sa possession. Dans le cadre de l’affaire des 73,5 kilos d’or, il est prématuré de se prononcer sur la culpabilité des personnes placées en détention préventive. Dans cette affaire des 73,5 kilos d’or, on constate que les rumeurs faciles et les dénonciations gratuites ont atteint un paroxysme. On peut avancer au moins trois explications à ce phénomène. Premièrement, l’opinion publique craint que le scandale ne soit étouffé, que les auteurs ne soient pas poursuivis et que l’or ne soit jamais rapatrié, comme dans de précédentes affaires similaires. Deuxièmement, les personnes actives sur les réseaux sociaux aiment partager des informations qu’elles croient exactes, à travers de raccourcis rapides et sans recoupements, pour se donner une toute-puissance qu’elles n’ont pas. Troisièmement, pour protéger leurs intérêts, certaines personnes en profitent pour pointer du doigt un individu qu’elle jalousent ou qu’elle haïssent, en le désignant comme le coupable idéal.

C’est ce qui se passe actuellement avec Gilbert Biny. Son nom est jeté en pâtures sous prétexte qu’il est le propriétaire de STA Aviation. Sur les réseaux sociaux, des individus mal intentionnés ont initié une cabale en vue de salir sa réputation. Pourtant, Gilbert Biny n’est pas le commanditaire ni le propriétaire de l’or qui a été transporté en Afrique du Sud. A notre connaissance, il n’a jamais été cité par les personnes arrêtées comme étant co-auteur ou complice. Il n’a collaboré ni de près ni de loin à ce trafic. STA Aviation transporte des individus qui réalisent des trajets touristiques et des voyages d’affaires. Elle effectue également des évacuations sanitaires.

Gilbert Biny n’est pas supposé connaître chaque passager ni fouiller personnellement chaque valise. Cela n’a pas de sens. Les accusateurs de Gilbert Biny semblent ignorer le principe de personnalité des peines ou de responsabilité personnelle en droit pénal qui signifie que la responsabilité pénale d’un individu n’est pas engagée à partir du moment où il n’est ni l’auteur ni le complice de l’infraction. « Nul n’est punissable que de son propre fait » (Déclaration Des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789). Dans l’affaire « Air Cocaïne », l’avion Falcon 50, intercepté en République Dominicaine en 2013 avec une cargaison de drogue, appartenait au chef d’entreprise Alain Afflelou. Après avoir démontré sa non-implication dans l’infraction, Alain Afflelou n’a pas été inquiété par la justice.

Suite à la saisie des 73,5 kg d’or en Afrique du Sud, Gilbert Biny ignore tout des motivations des individus qui s’acharnent sur lui, au mépris de la présomption d’innocence. Sachant qu’il n’a aucune activité politique, ses adversaires veulent probablement s’en prendre à ses activités économiques. C’est sans doute pour cela qu’ils sont en quête de sa condamnation médiatique, avant même toute condamnation pénale. Heureusement que les réseaux sociaux ne sont pas les tribunaux. Ces derniers restent attachés à un procès équitable. Gilbert Biny, qui a eu une vie remplie, n’aspire qu’au bien–être de sa famille et de ses 4.000 salariés. En raison de sa contribution au développement économique, de ses engagements sociétaux et de ses œuvres caritatives, notamment au profit des orphelinats et des écoles publiques primaires, il a été élevé à la dignité de Grand Croix de 2ème classe de l’Ordre National.

La Rédaction

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