La Gazette de la grande ile

Chronique / Destructions des années 2002 … : A qui la faute ?

Publié le 30 janvier 2021

Au fait, pour ceux qui ne le savent pas ou bien ne se souviennent pas du sens de l’expression, on ne parle de «coup de semonce» que lors d’un casus belli (acte susceptible de déclencher une situation conflictuelle à la suite d’un non-respect des textes conventionnels),on lance «un avertissement, souvent accompagné d’une menace ». Quoi qu’il en soit, on peut se demander donc qui menace qui lorsque dans leurs discours véhéments et furieux, les ténors d’un mouvement de déstabilisation qui ne dit pas son nom, l’insulte à la bouche, font allusion à des affrontements qui se préparent. Ni plus, ni moins… C’est du moins ce qui ressort des déclarations largement diffusées sur les ondes de quelques stations acquises à leur cause. Aucun de ceux qui prennent la parole pour haranguer les auditeurs ne prêchent ni la bonne entente, ni la paix civile, mais plutôt l’éventualité de l’affrontement entre l’une et l’autre partie de la population. Rien que pour justifier l’avènement d’un conflit entre les autorités institutionnelles et la populace faute de pouvoir de la part des instigateurs, arriver à mobiliser la population.

Evoquant la menace d’«un regain de cas de Covid-19 toujours plus important depuis fin décembre… » sous la houlette de la chercheuse Mme Ketakandriana Rafitoson politologue, l’ONG Transparency International n’y va pas par quatre chemins pour donner des leçons aux responsables étatiques en se prenant pour ce qu’elle n’est pas du tout pour pontifier de la sorte « Nous sommes dans une crise sanitaire et la première réponse doit être sanitaire ». Sans oublier d’étaler son savoir dans le domaine de la conduite des affaires d’un état où elle a tout à apprendre. Sinon elle ne se serait pas servie d’une ONG pour uniquement critiquer, mais participer activement à l’agitation des esprits et hurler avec les loups. Parce qu’en se bornant à blâmer en affirmant que « malgré l’affluence massive de l’aide internationale, nous sommes toujours dans le même état chaotique au niveau de la réponse sanitaire », elle se fourre un doigt accusateur dans l’œil jusqu’au coude (pour éviter de dire autre chose…) Avaliser l’évocation d’une « opacité totale autour des marchés publics liés au Covid-19, c’est l’un des gros points noirs de la gestion de crise… », c’est plutôt s’aligner à la remorque des spécialistes notoires du parler menteur des députés nostalgiques des évènements de 2018, des radotages démagogiques des «losers», des ex ceci, ex cela comme Tabera, Faberger, Alain Andriamiseza et leurs semblables… Quant aux dits faits de corruption, c’est le refrain d’un disque préféré de Dame Rafitoson qui, d’un régime à l’autre, n’a encore daigné remettre à une rédaction d’un journal des dossiers sur des faits précis en se contentant de se retrancher derrière la crainte de représailles. Une forme nouvelle de la transparence patriotique du courage ! Voilà que l’ONG en recommandant « aux autorités d’impliquer toutes les institutions dans la gestion de la crise et ne pas profiter de celle-ci pour faire du populisme » tombe pratiquement dans les pièges de tous ces bornés de la politique politicienne qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. A propos de «la situation sanitaire », on en arrive à se demander en quoi est-elle «chercheuse» exactement ? Une autre crise politique avec son cortège d’affrontements fratricides et de destructions comme en 2002 ? Pour de pareilles éventualités sanglantes, suffisamment échaudées, même visiblement et intentionnellement provoquées, les autorités, n’ont pas donné suite aux «demandes de réaction » à pièges de l’ONG et leurs commanditaires. Personne n’est dupe !

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