La Gazette de la grande ile

EDITORIAL : Que des grandes gueules !   

Publié le 22 février 2021

L’opposition avait annoncé qu’elle descendrait à Ambohijatovo, le 20 février pour faire un rapport public et qu’elle ne reculerait devant rien. A la surprise de tous, ceux qui sont arrivés sur les lieux vêtus de rouge se comptaient sur les doigts de la main et bien évidemment ceux qui ont incité leurs partisans à venir n’y étaient pas. Il n’y a rien d’étonnant à cela car ils ne font que manipuler les autres sans prendre de risque. Nombreux sont ceux qui s’attendaient à un autre scénario, mais il se trouve que les meneurs de l’opposition n’ont ni les tripes ni le courage d’aller au bout de leur ambition. Osons le dire carrément, l’opposition n’est composée que de grandes gueules qui n’excellent que dans leur manière de jacasser. « Mifono vy », etc… des mots prononcés à tort et à travers rien que pour inciter les autres à se révolter alors qu’eux mêmes n’ont pas osé descendre sur le terrain. C’est là un comportement typique des politiciens qui ne pensent qu’à manipuler les autres pour viser un avantage personnel. On a pu constater des évènements de samedi dernier que les Malgaches ne veulent plus entrer dans le jeu des politiciens qui ne pensent qu’à instaurer une crise en jouant sur la manipulation. La réaction des commerçants samedi en voyant un partisan du « Miara-manonja » au marché en est la preuve car ils l’ont tout de suite chassé en affirmant qu’ils ne voulaient pas de perturbateurs. Ils ont plus important à faire, notamment essayer de trouver de quoi se nourrir au jour le jour. On peut donc interpréter que l’opposition est perçue comme un élément perturbateur non seulement par le régime, mais aussi par les plus vulnérables qui ont fait du centre ville un  terrain commercial où l’affaire marche assez bien vu que tout le monde y passe. Leurs petites affaires se sont trouvées contrariées par les actions de l’opposition qui ont annoncé un grand rassemblement, mais au lieu de cela on s’est retrouvé comme en période de confinement. Les rues ont servi de terrain de foot et c’étaient les forces de l’ordre qui les emplissaient. Les partisans de l’opposition auront au moins appris une chose de ce qui s’est passé samedi, leurs meneurs ne se trouvent être que de grandes gueules qui ne pensent qu’à pousser les autres à faire les sales besognes à leur place.

Jean Riana

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