La Gazette de la grande ile

Les images dans les   mots : On a besoin de réfléchir ensemble !

Publié le 27 février 2021

La situation qui prévaut actuellement dans le pays nous incite à des séances de réflexion collective. La situation qui gangrène le pays depuis des années, ce sont ces conflits politiques qui visent surtout à avantager certains politiciens. Dans un pays qui se dit démocratique comme le nôtre, l’opposition est une partie prenante du pays, tout comme chaque citoyen qui a le droit de s’exprimer. Le régime se doit également d’écouter ce que chacun a à dire afin de les analyser et prendre toutes les propositions qui peuvent favoriser le développement. Mais depuis des années, on a appris aux Malgaches certaines manières qui ne cessent de les détruire et de détruire le pays. Les manifestations populaires, nous le savons tous, n’ont jamais apporté que des crises sociales, économiques et politiques. Ces crises ont affecté l’avenir de notre belle nation engendrant les inflations, l’insécurité, le chômage, la pauvreté, la dégradation de certaines relations internationales. Le vrai problème c’est qu’on n’arrête pas de nous accuser entre nous. Chaque camp a sa vérité et accuse l’autre de menteur et d’arnaqueur. Les textes des Lois sont utilisés comme des armes pour détruire l’adversaire et se défendre, et non pour le bien du peuple et de la nation. C’est le peuple qui en souffre le plus, parce que sa vie quotidienne est perturbée par ces conflits et ces guerres parfois froides, parfois chaudes. Des députés qui veulent faire des rapports d’activité en public, c’est normal et légal, tout comme les forces de l’ordre qui gardent les entrées de la ville, parce que les opposants veulent entrer de force dans la place mythique du 13 mai. Les gens ont dû en subir les conséquences en ne pouvant pas effectuer leurs activités quotidiennes dans la journée du 20 février dernier. A qui la faute ? Chacun blâme l’autre. Des gendarmes qui effectuent leur travail sur les routes nationales et appréhendent la fille d’une députée opposante, accusée d’avoir en sa possession du cannabis. Il est normal qu’on la punisse pour cela. La mère croit surtout à un dessous politique et que c’est monté de toutes pièces. Un étudiant meurt dans une grève estudiantine à Toamasina et les étudiants accusent les gendarmes d’assassins. A qui la faute ? On ne sait plus, le peuple subit toujours les conséquences. On  a besoin de réfléchir ensemble à la situation, parce que les politiciens pourront toujours se protéger ou s’exiler. Les simples citoyens par contre, ne pourront que sombrer.

Riri

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