La Gazette de la grande ile

Edito : Trump l’incomparable, et Dada le minable

Publié le 27 février 2021

Tous les médias  du monde  entier ont  été accaparés par les  frasques postélectorales de  Donald  Trump, le président sortant de l’une  des plus  grandes  puissances  du  camp occidental qui  fait  de la  Démocratie  dans  toute sa splendeur une  valeur  vénérée incontournable dans la pratique quotidienne de la vie civique des Etats-Unis  d’Amérique. Avant lui,  d’autres candidats à la  tête des institutions du pays de Benjamin  Franklin  et d’Abraham Lincoln ont tenté  de  contester les  résultats  des  élections, mais jamais  encore, on n’avait osé profaner le Capitole, le  temple de la politique. Or, ce samedi 6 janvier 2021, l’ancien président milliardaire, après un discours incitateur, avait exhorté  ses partisans « à l’insurrection », provoquant  ainsi  des  dégâts,  des  blessés et la mort…

Après sa comparution historique devant une commission visant sa destitution devant le Sénat, Donald Trump a échappé de justice à la condamnation  souhaitée par le parti  Démocratique, grâce à la volte-face de dernière heure des élus Républicains. Coup de  théâtre prévisible  qui  cependant, n’empêchera pas la  Justice  américaine dans les  jours prochains,  de statuer au pénal  sur  le  cas de  celui qui avait permis  au pays des  cow-boys de ravir au  continent  africain le  titre mondial  de  détenteur  de l’étiquette  de République  bananière. Avant ce  concurrent malheureux  de  Jo Biden,  sur  cette île dont «la démocratie et le principe de l’Etat de droit constituent le fondement de la République», celui  qu’Andry  Rajoelina,  l’actuel Chef d’Etat élu  conformément à la  Constitution  en vigueur a battu, avait  tenté de jouer le trouble-fête en évoquant tous les motifs imaginables pour contester les  résultats officiels constatés par la  Haute  Cour  Constitutionnelle. Il  a  failli  lui  aussi mobiliser  sa  troupe  fanatisée du parti TIM. Mais  devant le  refus non  exprimé, mais visiblement réticent de l’opinion internationale à le suivre dans ses caprices de vaincu en se  basant  sur la  reconnaissance populaire du  verdict  des urnes, le perdant a battu  en retraite, pour  finalement admettre le  retour  triomphal de  son  tombeur de l’an 2009, sans toutefois renoncer à se réveiller d’une  hibernation politicienne saisonnière en se prenant pour un  donneur de leçon tour à  tour d’attitudes politiquement correctes  et même de spécialiste en conduite des  affaires étatiques. Prétention  hautement  démagogique de la part de  quelqu’un qui, en 7 ans  de présence au pouvoir, faisait une  fixation  sur la pensée unique, les chasses aux sorcières  qui deviennent  des opérations  de représailles sans pitié du genre «chasses aux sangliers» d’une cruauté tyrannique à l’endroit des partisans de l’Arema de l’Amiral  Didier  Ratsiraka. Sa  dernière prestation  en  date était un  véritable  récital  de forgeries honteuses, de manipulations  oratoires et surtout de  divagations pour justifier l’indéfendable coup d’Etat raté du  samedi 23 février  dernier qui, s’il ne  tenait qu’à lui, devait être une  journée pour mettre la  capitale sens  dessus dessous «à  feu  et à  sang… »  Tout le  reste n’est  que l’énième tissu  de  déformations des  réalités vécues sur le terrain par  quelques gogos  et  dupes bernés par les incitations des agitateurs parlementaires  du parler menteur. Ils diront n’importe  quoi pour justifier leur absence et leur  couardise sur les lieux pour le rendez-vous fixé qu’ils ont lâchement snobé. Si les  détracteurs obsédés du  régime font feu de tous  bois pour tout mettre  sur le dos  des dirigeants  en place,  c’est qu’ils oublient volontairement cette mauvaise  gouvernance de leur  règne, cet âge d’or  de tous les  trafics préjudiciables pour les intérêts  supérieurs  de la  nation au profit  de partenaires complices de toutes les mafias sans  frontière.

Il n’y a que le citoyen lambda qui ignore  que le début des octrois abusifs  des marchés publics, des commerces illicites  de l’or vers Dubaï, du bois  de rose et des produis  stupéfiants (huile essentielle de cannabis,  cocaïne, héroïne) datent de l’époque  des Tikoboys… C’était ainsi la religion de la  voyoucratie érigée  en méthode  de  gouvernement selon les paroles  d’évangile de l’apôtre Marc le filou dit Dada ! Rattrapés par les mots de trop et les accusations  sans fondements, le chef à  titre présomptif d’une opposition sans  aucune  base légale  et  ses  disciples ont changé de tons pour  tromper la  vigilance du pouvoir public afin  de pouvoir passer de  nouveau à l’offensive  au moment où les responsables étatiques  baissent la  garde  et ne s’attendent pas aux lâches attaques d’une bande de mégalos qui ne  rêvent que de mettre  bas le pouvoir en place. Tout  simplement parce qu’ils  ne  sont pas  capables de faire face aux  contraintes de l’alternance  république constitutionnelle prévue  pour l’année 2023.

 N.Razafilahy

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