La Gazette de la grande ile

Jugement sur les 73,5 kg d’or : Parpia et les passeurs déboutés

Publié le 01 mars 2021

Par jugement du 26 février 2021, la justice sud africaine a statué sur les demandes concernant la restitution de l’or et la libération des individus détenus. Sachant que dans toute décision judiciaire, il y a des perdants et des gagnants, il convient d’examiner de plus près la décision rendue.

Les perdants sont incontestablement les demandeurs. La justice sud-africaine a rejeté les demandes de la société Parpia de Dubaï qui prétendait qu’elle avait acquis l’or au Mali. Ses preuves n’ont pas été convaincantes. Le juge sud-africain a également débouté les trois ressortissants malgaches de leur demande de libération.

Le grand gagnant est la police sud-africaine qui été capable d’intercepter la cargaison illicite d’or. Intervenant au procès, l’Etat malgache n’est pas perdant. On peut même affirmer qu’il sort mi-gagnant, puisque ses arguments ont été retenus.

L’Etat malgache mise beaucoup sur le procès du 3 mars 2021, car cette fois-ci, il sera en position de requérant. Il faut espérer que la justice sud-africaine répondra favorablement aux demandes de restitution de la cargaison d’or et d’extradition des trois Malgaches détenus. Ces derniers doivent être entendus par la justice malgache.

Cette affaire des 73,5 kilos pourrait être l’occasion de développer la coopération bilatérale entre Madagascar et l’Afrique du Sud. On se souvient que Madagascar a abrité une base arrière de l’African National Congress (ANC) de Nelson Mandela durant les pires heures de l’Apartheid.

L’absence d’accord formel d’entraide judicaire en matière pénale entre Madagascar et l’Afrique du Sud ne constitue pas un obstacle au déroulement des enquêtes et des procès en rapport avec cette cargaison illicite d’or. Des commissions rogatoires internationales peuvent être ordonnées et exécutées, soit par la voie diplomatique, soit du fait de l’adhésion des deux pays à des conventions internationales.

Phil de Fer et PN

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