La Gazette de la grande ile

Chronique / A qui se fier en 2023 ? : Ni à un filou, ni à un cocu…

Publié le 03 mars 2021

A l’heure où le peuple américain, après l’attaque du Capitole, se ressaisit pour écouter le 45ème Président des Etats-Unis discourir sur son avenir politique, une dépêche de France 24 publie que «Chaque jour un peu plus seul, Donald Trump qui persiste à ne pas reconnaître la victoire de Joe Biden, évoque désormais ouvertement la possibilité d’être de nouveau candidat à la présidence des États-Unis en 2024. » La même source rapporte aussi que «Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans”, a-t-il déclaré mardi soir 1er décembre, lors d’une fête de Noël à la Maison Blanche. L’événement, en présence de responsables du Parti républicain, n’était pas ouvert à la presse, mais une vidéo de son discours a circulé peu après… » A la question de savoir «Sera-t-il candidat dans quatre ans ? Selon Yuri Gripas de l’Agence Reuters, la réponse est claire : « Rien n’est moins sûr. Le magnat de l’immobilier fonctionne, comme il le revendique lui-même, à l’instinct. La planification stratégique sur plusieurs années n’est pas son point fort. Une annonce de candidature pour 2024 lui permettrait, bien sûr, de rester à court terme au centre du jeu. Mais le chemin sera semé d’embûches.

Ayant le sens de la suite dans les idées « Dès le 20 janvier, il deviendra “ex-président” et l’équation changera radicalement. En théorie, rien ne l’empêche de tenter de nouveau sa chance en 2024. La Constitution américaine interdit d’assumer plus de deux mandats, mais en faire deux non consécutifs est une possibilité.» Sans perdre courage, Donald Trump a affirmé dimanche face à une foule de conservateurs enthousiastes que la survie des États-Unis dépendait d’eux, flirtant avec l’idée de se représenter à la présidentielle en 2024. L’ancien président américain Donald Trump a fait allusion, dimanche 28 février, à une possible nouvelle candidature pour la Maison Blanche en 2024 et a attaqué de front son successeur démocrate Joe Biden, tout en répétant ses accusations sans fondement selon lesquelles l’élection de novembre lui a été “volée”. Effectuant sa première apparition publique majeure depuis son départ de la Maison Blanche, près de six semaines plus tôt, Donald Trump s’est présenté comme l’avenir du Parti républicain lors d’un discours prononcé dans le cadre d’une conférence des conservateurs en Floride, où il réside désormais. (…)

Inévitablement, comme il fallait s’y attendre, les positions divergentes des élus républicains malgré l’acquittement de justesse devant la commission sénatoriale à propos de l’accusation de Donald Trump sur l’invasion du Capitole « Une guerre interne s’est déclarée au Parti républicain entre les figures telles que le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, désireux de faire de Donald Trump de l’histoire ancienne et ceux, à l’image du sénateur Lindsey Graham – proche de Donald Trump –, estimant que l’avenir du parti dépend de l’énergie de la base conservatrice pro-Trump. Donald Trump a déclaré dimanche que le Parti républicain était uni (…) ». Laissons les électeurs du pays de Géronimo, de Martin Luther King et de Richard Nixon acteur principal du Watergate, mariner dans leur Démocratie de toutes les passions, mais voyons plutôt ce qui se passe et pourrait se passer sous le beau ciel de cette île réputée très riche, mais appauvrie par la force des choses illégales de deux présidents qui ont été à l’origine de la descente aux enfers de ce pays en pratiquant le pillage des deniers publics, des ressources et des patrimoines de l’Etat comme méthode de gouvernement. Les mandats de ces deux hommes ont été l’occasion pour les copains coquins de se livrer à des activités mafieuses qui ont laissé des traces désastreuse que les dirigeants actuels tentent de gommer, malgré les multiples tentatives d’agitations insurrectionnelles ratées jusqu’ici… Pas du tout décidée à ne pas brandir la menace de vouloir mettre bas le régime en place, le Chef d’Etat déchu de l’an 2009, celui qui avait également refusé d’accepter la victoire d’Andry Rajoelina en 2019, ne peut pas se résoudre à participer à la course à la présidence pour 2023. Alors que le pays ne sait que faire d’un filou notoire parvenu à la tête de l’Etat par la ruse et le sang versé en reniant sa propre signature apposée lors de l’Accord de Dakar. Comment confier la destinée d’un pays au chef charismatique (il faut le reconnaître) d’une voyoucratie ? Le type de «président imprévisible, mais avec un président qui n’a plus rien à perdre. » Et surtout pas aussi à cet autre prétendant au retour aux affaires, battu à plate couture en 2018, ancien président digne d’une phrase de Georges Sand qui disait «Madame va rejoindre ses parents (…), par la même occasion, elle plantera une corne ou deux à son imbécile de mari… » Au fait, pour revenir aux réalités américaines, il faut noter que le puissant chef des républicains Mitch McConnell a lui-même, dans la foulée, brandi la menace de poursuites judiciaires. «Il n’y a aucun doute, aucun, que le président Trump est, dans les faits et moralement, responsable”, a-t-il déclaré dans l’hémicycle. » Constat valable pour RA8 et RAJAO, ces grands voleurs de la République.

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