La Gazette de la grande ile

Absence de CVO+ sur le marché : Pharmalagasy rassure !

Publié le 25 mars 2021

Rupture de stock auprès des pharmacies et boutiques spécialisées en médecine homéopathique ces derniers jours. Plusieurs pharmacies contactées en ville n’ont plus de CVO+ gélules en stock. « Les consommateurs s’arrachent le produit », à en croire les pharmaciens. Les autres formats de Covid Organics (CVO) à savoir la décoction, la boisson en bouteille de 33cl et l’infusette se font aussi rares sur le marché, toujours pour la même raison.

Face à cela, la société productrice, Pharmalagasy rassure sur la disponibilité du CVO+ gélule. Dans un communiqué, elle atteste que « toutes les dispositions ont été́ prises pour assurer l’approvisionnement permanent des grossistes pharmaceutiques, les pharmacies et les entités autorisées dans toute la Grande Ile ». La dose pour un adulte est vendue à 12 000 ariary. Le flacon est composé de 45 gélules.

Si l’on revient aux autres formats, fin octobre 2020, l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA) a annoncé la fin de production du CVO, en mettant toutefois l’accent sur le fait que « la société dispose d’un stock significatif et est prête à en produire de nouveau au cas où la situation le demanderait ». Joint au téléphone, un collaborateur de l’IMRA affirme que la société a commencé à en produire depuis peu. «Le format en bouteille n’est toutefois pas disponible », souligne-t-il, sans émettre d’informations supplémentaires sur le sujet. Le Covid Organics, quelle que soit sa forme, est un remède préventif. « Elle renforcerait les anticorps », d’après les producteurs. Son caractère curatif reste encore à prouver.

Il convient de souligner que les autres pays africains qui ont eu leur dose de CVO de la part de Madagascar, comme la Tanzanie, la République démocratique de Congo et Tchad, n’ont pas demandé des doses supplémentaires. Dans la lutte contre la propagation du coronavirus, le gouvernement a promis la distribution de CVO en décoction au niveau des fokontany. Ces derniers se plaignent que quelques semaines après, aucune distribution n’a toujours pas eu lieu. C’est à titre d’illustration le cas des fokontany de Manjakaray II D, Manjakaray  II B ou encore Manjakaray II C.

 A.N.

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