La Gazette de la grande ile

L’heure est grave : Les lieux publics sont dangereux

Publié le 31 mars 2021

Il y a encore un mois, tout au début du mois de février 2021, personne ne faisait grand cas de ce retour en zone de l’ennemi invisible. Le public comme les responsables étatiques s’inquiétaient plutôt de ce que pourrait devenir le climat politique en général devant les simulacres de déstabilisations que tentaient d’instaurer les troublions à la solde de deux grands perdants de la récente élection présidentielle. On craignait plus une explosion politique que cette grave menace de la prolifération du terrible virus.

Les derniers bilans publiés : on peut citer qu’à la date du 29 mars 2021, l’OMS a recensé 126 890 643 cas confirmés dans le monde, dont 2 778 619 décès. Pour Madagascar, rien qu’à partir des données fournies par l’Institut Pasteur, la situation fait état de nombre de résultats virologiques rendus (tests PCR) au 27 mars 2021, de 40.271 effectués. Dans la réalité des faits, on peut constater actuellement qu’un vent de panique est en train d’apparaître dans tous les milieux de la capitale et aussi dans les campagnes où les producteurs qui doivent assurer les ravitaillements en produits vivriers hésitent beaucoup à faire le voyage.

Cette méfiance prudente entraîne un double effet sur la loi de l’offre et de la demande. On constate une flambée des prix très sensibles dans divers marchés et aussi une attitude arrogante des détaillants sous la pression des grossistes soucieux de tirer le maximum de bénéfices. Les autorités de contrôles officiels sont dépassées par les évènements. Mais il y a plus grave. Parce que des mesures très strictes sont appliquées dans les fréquentations entre administrés et fonctionnaires en service. Les justiciables et les avocats sont les plus lésés dans les prestations  qu’ils attendent des tribunaux. Dans les autres ministères, déjà en temps normal, le public souffre d’une lenteur administrative inadmissible. Et voilà que sous prétexte d’éviter les risques de contamination, on sert le vis au détriment des contribuables qui méritent un peu plus d’égard sans être obligés de subir des propos vexatoires humiliants.

Noel Razafilahy

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