La Gazette de la grande ile

Lutte contre le coronavirus : Ignoble inertie !

Publié le 02 avril 2021

Un an de lutte contre le coronavirus,  un an de tripatouillage,  un an de spectacle,  un an de “mesurettes” de Tsinjo… Quand le coronavirus a fait son entrée à Madagascar,  les gens avaient peur car le virus était inconnu et les conséquences du virus que l’on voyait à la télévision faisait peur. Si dans d’autres pays, comme la Chine, les hôpitaux sortaient de terre en un rien de temps, chez nous c’est le Colisée,  les maisons de la culture et les stades aux normes qui ont été construits en un an. Si dans d’autres pays les recherches ne cessaient et ils ont annoncé le vaccin pour au plus tôt 8 mois,  chez nous en même pas un mois de coronavirus et avec la prophétie de Johana on a trouvé le remède annoncé à l’époque comme “préventif et curatif”. Si dans d’autres pays, la course à l’inscription à l’initiative covax était une priorité,  chez nous on a rejeté l’idée d’inscrire le vaccin dans le protocole de lutte en priorité car on avait le CVO. Si dans d’autres pays,  ils ont essayé de se préparer à une éventuelle deuxième vague,  chez nous les responsables ont annoncé qu’il n’y aura pas de deuxième vague et ils ont eux mêmes enlevé leurs masques quand ils réunissent des gens ou quand ils organisent des fêtes comme s’ils avaient peur qu’on ne les reconnaisse pas derrière leurs masques. Si dans d’autres pays, tant bien que mal ils ont préparé les hôpitaux pour accueillir les malades de la seconde vague,  chez nous ils ont trouvé d’autres priorités comme courir après les férus des réseaux sociaux, construire une école primaire publique digitalisée, construire un gallodrome, inaugurer une industrie pharmaceutique rafistolée. Si dans d’autres pays ils ont commencé à  vacciner le personnel de santé,  les personnes vulnérables etc, chez nous, madame je sais tout ministre de la communication critique l’AstraZeneca et fait exprès de garder le silence sur les autres  vaccins de Pfizer, Spoutnik, Moderna, Johnson and Johnson. Il y a un an, le CVO était lancé avec faste et les gens faisaient la queue devant les boutiques de Vaniala qui vendent le baume fosa ou le sirop d’artemisia ou devant les pharmacies pour acheter vitamine C et Magne B6.

Aujourd’hui, on pousse les gens à acheter du cvo +, et les gens s’arrachent le remède Ed1…pour se protéger et éviter d’aller dans les hôpitaux bondés où les lits sont pleins, où les médecins et personnels de santé sont fatigués,  où les bouteilles d’oxygène manquent.

Bref, aujourd’hui les gens vivent comme il y a un an, la situation est comme il y a un an et  c’est pour cela que l’auto satisfaction des gens du pouvoir est insupportable : les vatsy tsinjo, tosika fameno,  écrans plats, cvo etc si ça a marché,  on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais faire un mea culpa, reconnaître les erreurs et accepter qu’il y a eu une gestion catastrophique de la pandémie est chose impossible pour nos dirigeants.  Si on fait du surplace en un an, cela suppose aussi en amont “incompétence et inertie”.

La Rédaction

Lire aussi